Gens de chez nous

Stéphane libère les dinosaures emprisonnés dans la roche : "C’est un peu comme une chasse au trésor"

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Pour trouver Stéphane Berton il faut descendre dans les étages inférieurs de l’Institut des Sciences Naturelles de Bruxelles. C’est là dans un laboratoire que l’habitant de Rumes, préparateur en paléontologie, travaille en blouse blanche… Micro-percuteur en main, il s’attarde sur ce qui ressemble à un bloc de pierre. En réalité, il tient entre les mains la vertèbre d’un nouveau dinosaure, une espèce jusqu’ici inconnue de la famille des diplodocus : "Le fémur que j’ai dégagé mesure 1,5 mètre pour 130 kilos", nous montre Stéphane.

Ces ossements ont environ 150 millions d’années, Stéphane les dégage de la pierre pour qu’ils soient étudiés. Le dinosaure sera ensuite reconstitué dans le musée : un immense puzzle 3D d’environ 300 pièces qui emballe le Rumois. "On travaille sur des espèces nouvelles qui n’ont jamais été vues par personne. C’est un peu comme une chasse au trésor. Et puis, c’est la découverte scientifique, c’est ça qui est chouette."

Son travail, Stéphane Berton le vit aussi sur le terrain. Il a déjà participé à des fouilles en Chine, en Sibérie ou encore aux Etats-Unis. Dans un coin de sa tête, un rêve de gosse : "Tomber un jour sur un tyrannosaure, je pense que ça me plairait bien." En attendant dans son laboratoire, il reste encore quelques dizaines d’ossements de dinosaure à nettoyer.

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