Economie

Sortie du nucléaire : la Belgique ne compte pas sur les centrales nucléaires françaises, trop peu fiables

Tinne Van der Straetent, ministre fédéral de l’Energie en Belgique
17 déc. 2021 à 14:23Temps de lecture1 min
Par Belga

Les prix de l’électricité en Europe se sont envolés jeudi après que la France a dû arrêter quatre réacteurs nucléaires. Une nouvelle preuve du manque de fiabilité des centrales nucléaires françaises, a déclaré vendredi la ministre de l’Énergie Tinne Van der Straeten (Groen).

Bien que les centrales françaises ont été prises en compte lors de l’élaboration du CRM belge, le mécanisme de soutien créé par le gouvernement pour maintenir l’éclairage après la sortie du nucléaire prévue en 2025, l’importation d’énergie issue du nucléaire depuis la France n’a pas été considérée lors d’une simulation de pénurie "en raison du manque de fiabilité de ces centrales nucléaires françaises", a indiqué la ministre.

Pour le gouvernement belge, l’échec des centrales de Chooz et de Civaux en France pèse en faveur d’une sortie complète du nucléaire d’ici 2025. Toutefois, aucune décision définitive n’a encore été prise.

Le gouvernement souhaite obtenir des éclaircissements de la part d’Engie-Electrabel au sujet du site gazier de Vilvorde, pour lequel aucun permis ne sera délivré pour le moment. Engie devrait bénéficier d’une seconde chance, mais, en l’absence d’éclaircissements, d’autres candidats à la construction d’une centrale au gaz pourraient entrer en jeu, à savoir Eneco (Manage) et EDF (Seraing).

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