Belgique

Sophie Wilmès (MR) sur le "Covid Safe Ticket" : ça peut s’envisager si c’est "proportionné et limité dans le temps"

La ministre des Affaires étrangères et ex-Première ministre Sophie Wilmès était l’invitée de "Jeudi en Prime"

© RTBF

09 sept. 2021 à 21:12Temps de lecture1 min
Par Belga

Le MR ne peut envisager l’extension du pass sanitaire à certains secteurs que si cette mesure est proportionnée, limitée dans le temps et que son efficacité est prouvée, dans le but d’éviter des fermetures de secteurs, a affirmé la vice-Première ministre Sophie Wilmès dans l’émission Jeudi en prime de la RTBF.


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"Le MR ne sera jamais pour une société de pass et de contrôles. Car si l’objectif est de pousser les gens à se faire vacciner – une obligation vaccinale de facto -, alors c’est un coup de canif dans le contrat passé avec les citoyens, à qui l’on a dit que (la vaccination) se faisait sur base volontaire", a exposé l’ex-Première ministre.


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Sophie Wilmès dans "Jeudi en Prime"

Mais si l’extension du pass sanitaire est destinée à diminuer la circulation du virus, "elle pourrait s’envisager" pour autant que la mesure soit "proportionnée, limitée dans le temps et que son efficacité soit prouvée".

Car si la question devait se poser, à un moment, de (re-) fermer des secteurs de l’économie ou d’étendre le pass sanitaire, "alors nous ne serons jamais pour la fermeture des secteurs ou leur non-réouverture", a expliqué la réformatrice.

Nous ne serons jamais pour la fermeture des secteurs ou leur non-réouverture


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"Si la réponse à l’échec de la vaccination à Bruxelles, c’est le pass sanitaire, alors j’entends qu’on nous explique où, pourquoi, combien de temps et avec quelle efficacité", a-t-elle insisté.

Reportage dans notre 19h30 :

Le ministre de la Santé sur la VRT

Le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit), ne souhaite pas débattre d'une obligation vaccinale généralisée, mais il estime que les personnes qui ne veulent pas se faire vacciner peuvent être privées d'un certain nombre de libertés. Sur cette question, il est d'ailleurs "en total désaccord" avec le président du MR, Georges-Louis Bouchez, a-t-il déclaré jeudi lors de l'émission Terzake (Canvas-VRT).

En "total désaccord" avec G-L Bouchez

En début de semaine, Georges-Louis Bouchez, avait qualifié sur le plateau de Terzake l'introduction d'un pass sanitaire à Bruxelles d'"échec de la politique corona bruxelloise". Il avait ajouté que, selon lui, la non-imposition de la vaccination mais l'introduction du Corona Safe Ticket représentait une "fausse liberté". "Vous ne pouvez pas dire aux gens qu'ils ont le choix de se faire vacciner ou non et ensuite, s'ils ont fait le "mauvais" choix, leur rendre la vie difficile", a déclaré le président du MR. "


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Le pass sanitaire à Bruxelles : une défaite qui doit éviter une déroute

"Je suis en total désaccord avec Georges-Louis Bouchez", a réagi le ministre Vooruit Frank Vandenbroucke sur Terzake jeudi. "Les personnes qui ne veulent pas se faire vacciner peuvent se voir refuser un certain nombre de libertés. Si vous ne voulez pas être vacciné, vous devez être prêt à vous faire tester tous les jours lorsque vous sortez et cela va rapidement coûter cher. Vous pouvez imposer un certain nombre de restrictions à quelqu'un s'il ne veut pas se faire vacciner afin de protéger la société", a ajouté Frank Vandenbroucke.

Si vous ne voulez pas être vacciné, vous devez être prêt à vous faire tester tous les jours lorsque vous sortez et cela va rapidement coûter cher

Le ministre de la Santé considère également que Bruxelles devrait introduire un pass sanitaire "de toute urgence". Mais pointer du doigt la capitale ou la blâmer n'arrangera pas les choses, estime-t-il. Par exemple, le taux de vaccination à Anvers est beaucoup plus faible que dans les communes environnantes. Selon Frank Vandenbroucke, ce n'est pas parce que le bourgmestre ou le conseil communal en font trop peu. "Nous ne devons pas blâmer les habitants d'Anvers, nous devons les aider à passer à la vitesse supérieure dans la mesure du possible."

Vaccination à Bruxelles, dans notre 19h30:

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