Belgique

Soins de santé: "Arrêtons de crier au loup", dit Laurette Onkelinx

Les soins de santé doivent être réformés, dit un expert

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19 févr. 2014 à 03:37 - mise à jour 19 févr. 2014 à 11:59Temps de lecture2 min
Par Belga News

"Le professeur Annemans, une fois de plus ai-je envie de dire, sort de sa tour d'ivoire pour nous délivrer sa bonne parole en matière de santé. Et ce sans se rendre compte que, pendant qu'il écrivait son livre qui prédit l'apocalypse, le monde des soins de santé a évolué", a souligné la ministre.

Selon elle, les constats dressés par le professeur sont connus et tant la ministre que les acteurs des soins de santé ont déjà pris le problème à bras-le-corps. La ministre rappelle dans le détail les initiatives qu'elle a déjà prises: le Centre fédéral d'expertise des soins de santé a lancé une réflexion sur le financement des hôpitaux, une task force a été créée au sein de l'Inami pour identifier les domaines et prestations où une forte variation de pratique médicale est constatée, le prix moyen des médicaments à baissé d'1,5% depuis 2006, la croissance des dépenses en soins de santé a été limitée à 2,06% entre 2009 et 2013, etc.

Laurette Onkelinx insiste également sur la qualité du système belge de soins de santé, régulièrement bien classé (il est 6e au Euro Health Consumer Index 2013).

"Crier au loup est une démarche stérile qui ne sert qu'à inquiéter la population. Je préfère pour ma part travailler de manière constructive avec l'ensemble des professionnels du secteur pour faire évoluer notre système de soins de santé, tout en maintenant sa qualité et son accessibilité", a-t-elle conclu.

Selon le professeur à l'UGent et à la VUB, les soins de santé représenteront, à croissance constante, 30% du PIB en 2058. Pour éviter que le système ne devienne impayable, Lievens Annemans propose de faire du médecin généraliste le principal gestionnaire de la santé, assisté par l'informatique. "Si un patient a déjà vu deux orthopédistes, un système informatique central doit prévenir le généraliste qui pourra déconseiller d'aller en voir un troisième", explique-t-il.

Une autre proposition de Lievens Annemans concerne une réforme du financement des hôpitaux. Il préconise un financement par forfait et non plus par acte, comme c'est actuellement le cas. "Un malade plus sévère doit rapporter davantage d'argent à l'hôpital, ce qui empêchera tout effet d'aubaine et de problèmes d'accès. Un strict monitoring est donc nécessaire, tout en respectant strictement la vie privé."


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