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Belgique

SNCB: Emily Hoyos accuse Paul Magnette de vouloir aller trop vite

SNCB: Emily Hoyos accuse Paul Magnette de vouloir aller trop vite
01 oct. 2012 à 07:03 - mise à jour 01 oct. 2012 à 07:202 min
Par Céline Biourge

Le seul argument avancé par Paul Magnette pour refuser cette unité de gestion est l'Europe qui ne veut pas de cette structure, explique Emily Hoyos. Or, "je pense qu'il pourrait se tromper puisqu'en fait la société de chemin de fer allemande, qui a une seule unité de gestion, est pour le moment en conflit avec la Cour européenne de justice, laquelle est sur le point de changer d'avis". 

En d'autres termes, "il vaut mieux attendre la décision de la Cour européenne de justice pour prendre une décision", dit-elle.

Mais le problème, c'est que le ministre socialiste a de grande chance d'être le prochain bourgmestre de Charleroi, ce qui l'obligera à démissionner de ses fonctions au niveau fédéral. Autrement dit, s'il retarde sa décision, il risque de ne jamais pouvoir se vanter d'avoir réformé le rail. Ce qu'Emily Hoyos exprime en ces mots : Paul Magnette "considère que la réforme de la structure de SNCB est une belle plume à mettre à son chapeau avant les élections communales".

Rappelons que dans sa réforme du rail, Paul Magnette envisage de passer de trois à deux entités à la SNCB. Une décision contre laquelle s'opposent radicalement les syndicats qui préfèrent une société unique de gestion. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils ont déposé un préavis de grève de 24h pour ce mercredi. 

Pas de service minimum mais des trains à l'heure

Si la co-présidente d'Ecolo dit comprendre "la colère des navetteurs face à cette grève car elle vient s'ajouter à tout le reste", elle "préfère consacrer son énergie à ce que des trains arrivent à l'heure tous les jours" plutôt qu'à un service minimum.

Et de s'expliquer : "Mettre toute son énergie à essayer de trouver une solution juridique pour un service minimum quand il y a une grève une fois tous les 3 ans ou tous les 2 ans, c'est sympa, mais moi ce qui m'intéresse c'est que les trains arrivent à l'heure tous les jours parce qu'en fait les usagers du train sont ennuyés tous les jours par la mauvaise qualité du service rendu par la SNCB". 

Faut-il voter contre la règle d'or ?

Interrogée sur le traité européen de discipline budgétaire, Emily Hoyos affirme que son parti n'a pas encore pris de décision définitive. Une série de questions a été envoyée au Premier ministre, dit-elle, pour voir si le traité est compatible avec la politique d'investissement écologique et social revendiquée par Ecolo. Mais jusqu'à présent, le Verts n'ont reçu aucune réponse. En attendant, elle dit regretter que le texte fasse "l'équilibre budgétaire sur le dos des autres équilibres".

Quant à la décision des Verts français de voter contre, elle ne la comprend pas car "elle est paradoxale" : "Ils votent pour le budget mais ils sont contre la règle d'or". "Je regrette que nos amis verts français aient de nouveau trouvé un prétexte pour se disputer entre eux", a-t-elle ajouté.

"Il y a un secteur d'avenir pour la sidérurgie"

Enfin, concernant, la fin de la phase à chaud à Liège, la co-présidente d'Ecolo estime que "le ministre Marcourt a mouillé son maillot dans le dossier".

La principale préoccupation des Verts aujourd'hui "est de maintenir une capacité de production industrielle qui nous permettent d'orienter radicalement notre industrie vers les secteurs d'avenir et il y a un secteur d'avenir pour la sidérurgie". "A Liège, les travailleurs et les chercheurs se sont spécialisés dans l'industrie du 21ème siècle", dit-elle.

 

C. Biourge

 

 

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