Régions Brabant wallon

Situation politique à Tubize : l’échevin Abdelali (DéFI) à nouveau privé de ses attributions, deux élus PS sur la sellette

L'échevin Mourad Abdelali (DéFI) va-t-il introduire un nouveau recours au Conseil d'Etat?

© Hugues Van Peel - RTBF

07 déc. 2022 à 12:14Temps de lecture2 min
Par Hugues Van Peel

Le collège communal de Tubize a donc à nouveau privé l’échevin Mourad Abdelali (DéFI) de ses attributions, jusqu’à nouvel ordre. L’intéressé a été entendu en début de semaine dernière, il a répondu point par point aux griefs retenus contre lui, mais cela n’a pas convaincu le bourgmestre et les autres échevins de changer d’avis.

Une décision similaire avait été prise en octobre, mais elle avait été suspendue par le Conseil d’Etat. Le jour même, le bourgmestre avait annoncé qu’une nouvelle procédure serait lancée sans délai, la situation n’ayant pas changé sur le fond.

"Nous nous attendions à cette décision du Conseil d'Etat, expliquait alors Michel Januth (PS). Mais pour nous, cela ne change rien. Le Conseil d'Etat juge sur la forme et pas sur le fond. Et le fond est toujours le même, notre personnel est en souffrance et on doit prendre toutes les mesures pour pouvoir le protéger."

Michel Januth répète que la décision de priver Mourad Abdelali de ses attributions est purement politique et que le Conseil d’Etat n’a pas à se mêler de la répartition des compétences au sein du collège. Mais il y a fort à parier que l’échevin "déshabillé" pour la deuxième fois introduira un nouveau recours. La saga n’est donc peut-être pas encore terminée.

Au suivant ?

Il apparaît par ailleurs que le bourgmestre a d’autres personnalités dans son collimateur. En octobre, alors que la procédure visant l’échevin DéFI venait d'être lancée, Michel Januth a envisagé d'éjecter deux membres de son propre groupe politique : Frédéric Jadin, président du CPAS, et Jean-Pierre Fumière, conseiller communal, des élus pas toujours en phase avec les décisions du collège et de la majorité, n’hésitant pas à critiquer et à faire entendre leur point de vue parfois divergent sur la gestion des dossiers.

Les actes d’exclusion visant Frédéric Jadin et Jean-Pierre Fumière ont été rédigés, prêts à être inscrits à l'ordre du jour du conseil de novembre. Les deux mandataires ont été prévenus par hasard de ce qui se tramait. Une indiscrétion leur a finalement permis de réagir et de sauver leur tête lors d’une réunion de l’USC, l’Union socialiste communale.

Pour éviter l’exclusion, Frédéric Jadin et Jean-Pierre Fumière ont accepté, bon gré mal gré, de ne plus faire de vague et de s’en tenir à un devoir de réserve. Depuis, on ne les a plus vus ni entendus. Couverts par un certificat médical, ils étaient tous deux absents à la dernière séance du conseil communal le 14 novembre.

Ces avatars pourraient-il fragiliser encore davantage la majorité, déjà sérieusement mise à mal par le bras de fer avec DéFI ? C’est un risque que le bourgmestre est manifestement prêt à prendre.

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