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"Si le Conseil de sécurité n'est pas élargi, sa crédibilité sera en cause"

"Si le Conseil de sécurité n'est pas élargi, sa crédibilité sera en cause"
28 avr. 2017 à 13:33 - mise à jour 28 avr. 2017 à 13:331 min
Par Damien Roulette

"Si le Conseil de sécurité n'est pas élargi, c'est sa crédibilité qui sera en cause." Jean-Marc De la Sablière, l'ancien patron de la diplomatie française auprès du Conseil de sécurité de l'ONU, jette un regard cru sur le fonctionnement des Nations unies. Depuis le discours historique de Dominique de Villepin contre l'entrée en guerre en Irak en 2003 au cul-de-sac diplomatique que constitue la guerre en Syrie, le Français analyse 15 ans de diplomatie et entrouvre la porte de l'avenir de la plus importante institution diplomatique au monde. 

L'ex-diplomate explique au micro d'Eddy Caeckelberghs (Au bout du jour) que le Conseil de sécurité a souvent été utilisé comme "une scène de théâtre". Jean-Marc De la Sablière rappelle aussi l'importance de cette institution : "Les réunions ministérielles constituaient le contact avec l'opinion publique mondiale. Des discours suivis par des millions de personnes, il n'y a qu'au Conseil de sécurité que ça arrive." 

Un organisme basé sur des grands principes est un rêve

Jean De la Sablière prévient toutefois! Les cinq membres permanents (les "grands") du Conseil de sécurité de l'ONU doivent être rappelés à l'ordre: "Lorsque les grands ne respectent pas la Charte, ils affaiblissent le système de sécurité collective. Ils ont une responsabilité particulière, on ne leur rappelle pas assez!"

Avant de nuancer: "On pourrait souhaiter un organisme basé sur des grands principes, ceci est un rêve. Le Conseil de sécurité ne pourrait fonctionner ou n'existerait pas sans le droit de veto. Autrement dit: il n'y aurait pas d'ONU sans ce privilège que les grands ont."

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