En Turquie et en Syrie, cela fait quasi un mois que la terre a tremblé. 50.000 personnes ont perdu la vie. D’autres ont échappé à la mort par miracle. Et quand ils se retrouvent parfois plusieurs semaines après, l’émotion prend le dessus. Retour sur l’histoire tragique d’un grand-père et de sa petite fille de quelques mois.
Les gestes sont doux, les paroles tendres, ce grand-père vient retrouver sa petite-fille de 5 mois. "Tu es ma vie. Merci mon Dieu, je t’ai retrouvée." Tous les deux, sont les derniers survivants de leur famille. "Regarde, papy n’avait pas de barbe avant, maintenant il en a une." Il y a trois semaines ; Mithat et Zehra se trouvent dans la zone touchée par le tremblement de terre. Ils passent deux jours et demi piégés sous les gravats.
"Quand le tremblement de terre a frappé, nous nous sommes retrouvés piégés. Je ne pouvais même pas compter les pierres qui tombaient sur mon dos. Dieu merci, Zehra était sur mes genoux. Pendant deux jours et demi, ce pauvre bébé a pleuré sans arrêt, jour et nuit", explique le grand-père.
Les sauveteurs finissent par entendre leurs cris. Ils sont sortis séparément des gravats. Mithat attend ensuite trois semaines avant de retrouver sa petite-fille, transportée dans un hôpital éloigné. Il a dû effectuer un test ADN, pour prouver leur lien de parenté et la ramener. "Cet enfant n’a ni mère, ni père, ni grand-mère, personne. Je suis le seul qui reste", ajoute Mithat, quelques heures avant de prendre la route avec sa petite-fille.
Deux générations marquées à jamais, qui doivent maintenant tout reconstruire.