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Régions Brabant wallon

Sécurisation de la N25 : un deuxième radar tronçon sera installé d’ici la fin de l’année à hauteur de Court-Saint-Etienne

Sécurisation de la N25 : un deuxième radar tronçon sera installé d’ici la fin de l’année à hauteur de Court-Saint-Etienne

Pour inciter les automobilistes à lever le pied, un deuxième radar tronçon sera installé sur la N25 d’ici la fin de l’année, dans les deux sens de circulation.

En venant de Nivelles, les portiques seront positionnés peu après la sortie Villers-la-Ville/Court-Saint-Etienne (borne kilométrique 30.1) et à hauteur de la sortie Court-Saint-Etienne/Mont-Saint-Guibert (borne 27.9). En venant de Corroy-le-Grand, ils seront placés juste après la sortie Mont-Saint-Guibert/Bois des Rêves (borne 25.6) et juste avant la sortie Court-Saint-Etienne/Mont-Saint-Guibert (borne 27.2).

Un profil très particulier

La N25, qui a toute l’apparence d’une autoroute, présente diverses caractéristiques qui la rendent particulièrement dangereuse. "Le profil de la N25 est même quasiment unique en Wallonie", commente Benoit Godart, porte-parole de l’Institut Vias.

D’abord, il y a son tracé, une route très sinueuse par endroit (ce qui peut réduire la visibilité) et une forte déclivité. Ensuite, il y a la densité du trafic. Enfin, sur cet axe où la vitesse maximale autorisée est de 120 kilomètres à l’heure, il n’est pas rare de dépasser des engins agricoles circulant à faible allure. Cette cohabitation étonnante a causé de nombreux accidents ces dernières années. Il y a quelques jours encore, une camionnette et un tracteur se sont percutés à hauteur de Court-Saint-Etienne.

Pour améliorer la situation, un premier radar tronçon a été mis en service en septembre 2020 à hauteur de Genappe, dans les deux sens de circulation toujours, sur un peu plus de cinq kilomètres. Plus de 2500 excès de vitesse ont été enregistrés depuis. Un deuxième radar est donc annoncé, une bonne chose pour tous les usagers.

"Systématiquement, là où on installe des radars tronçons, le pourcentage d’infractions graves diminue de 85 à 90%, donc c’est une très bonne chose, explique Benoit Godart. Ca va vraiment obliger les conducteurs à rouler à la bonne vitesse sur plusieurs kilomètres, ce qui aura une conséquence positive sur la mobilité et sur la sécurité routière. Sur la mobilité parce qu’on n’aura plus cet effet accordéon entre ceux qui roulent très très vite et ceux qui roulent simplement à la bonne vitesse ou plus lentement. Et sur la sécurité routière puisque là où on installe de tels radars, on a généralement une diminution du nombre d’accidents graves de 50 à 60%."

Limitation et gestion dynamique de la vitesse

Les radars tronçons ont une autre vertu, par rapport aux radars classiques. Qu’ils le fassent consciemment ou pas, après avoir roulé plusieurs kilomètres à la bonne vitesse, de nombreux automobilistes ne réaccélèrent pas à la fin du tronçon contrôlé.

L’installation de radars tronçons sera peut-être complétée ultérieurement par d’autres mesures, comme la limitation de la vitesse à 90 kilomètres à l’heure sur certaines portions plus dangereuses de la N25.

Cette nationale pourrait aussi, un jour, être le lieu d’une expérience pilote de gestion dynamique de la vitesse. Des limitations pourraient ainsi être imposées à certains endroits, en fonction de la période de l’année (saison des moissons par exemple), des conditions météo (fortes pluies ou brouillard) et d’autres facteurs.

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