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Sécheresse et agriculture : était-ce pire en 1976 ?

Sécheresse : comparaison entre 1976 et 2022

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25 août 2022 à 12:34Temps de lecture2 min
Par I. Louette - reportage Danièle Welter

À titre de comparaison, nous sommes allés à la rencontre de Marc Mauroy, agriculteur namurois, dont le père, Henry, témoignait de la sécheresse dans l’un de nos reportages en 1976.

Aujourd’hui Marc fait presque le même constat que son père : "À l’époque, il me semble qu’il y avait un peu de vert dans les prairies. Ici, il n’y a plus rien du tout. Tout est cramé. On va sans doute devoir ressemer", se désole-t-il.

On puise dans les réserves de l’hiver pour nourrir le bétail

Conséquence : l’herbe roussie de la pâture ne suffit plus pour nourrir le bétail. C’était déjà le cas à l’époque. "On est arrivé à un point de limite. Il n’y a plus d’herbe", témoignait Henry.

"On nourrit les bêtes avec nos réserves pour cet hiver et on va arriver au bout de notre stock", dit Marc aujourd’hui, caressant affectueusement l’une de ses vaches. Mais pas question pour autant de se séparer de son bétail.

Henry Mauroy – agriculteur : archive de 1976
Henry Mauroy – agriculteur : archive de 1976 RTBF

Les rendements ont évolué en 46 ans

Pour tenir bon, il fera le gros dos comme son père en 1976. Aujourd’hui, sa parcelle a déjà été moissonnée, et même si la récolte est meilleure, la comparaison est plus difficile. "Les rendements ont évolué. Pour payer tous nos frais, il faut produire pratiquement le double de ce que faisait mon père".

En 46 ans, la culture de la terre a évolué. Reste que de tout temps, la sécheresse cause bien des tracas et des dégâts.

 

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