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Schaerbeek proxénète? "Le terme me fait rire!", réagit le bourgmestre

A Schaerbeek, un nouveau règlement communal impose une taxe "sur les lieux de prostitution en vitrines".
30 janv. 2013 à 07:04 - mise à jour 30 janv. 2013 à 16:39Temps de lecture1 min
Par OPPENS Xavier Van

L'enquête fait suite à une notice de la police fédérale de Bruxelles adressée à l'office du procureur du Roi. Le procès-verbal de la police constate un cas de proxénétisme dans le chef des autorités de la commune de Schaerbeek.

En cause, le règlement communal voté lors du conseil communal du 30 mai 2012. Il prévoit une taxe annuelle de 8200 euros par chambre, pour les salons de prostitution en vitrine. La taxe est environ 8 fois moins élevée pour un carré occupé par une seule fille.

Mais Bernard Clerfayt (bourgmestre de Schaerbeek) n'a pas tardé à réagir et pour lui, hors de question de traiter la commune de proxénète : "Le terme est fort et il m'a bien fait rire! En fait la commune de Schaerbeek et les habitants de ce quartier souffrent du fait qu'il y ait une activité à la limite de la légalité, et qui n'est pas toujours contrôlée, qui se développe dans le quartier. Et ça crée tout son lot de bruit, de tapage, de crasse, de présence policière... Parce qu'il y a évidemment des trafics incroyables qui se passent dans ce quartier là. Et ça coûte très cher!"

Rappelons que l'ancienne taxe visait les serveuses des bars... Question de vocabulaire pour les uns, de profit pour les autres et souvent de souffrance pour les victimes de la prostitution.

Jean-Claude Hennuy

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