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Régions Brabant wallon

Sart-Dames-Avelines : le jardinage comme thérapie pour trois réfugiées ukrainiennes

Le jardinage comme thérapie pour des réfugiées ukrainiennes

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Nathalie et ses deux filles, Yana et Lisa, et son petit-fils, Ivan, sont arrivés un soir de mars à Sart-Dame-Avelines, chez Emmanuel, Johanna et leurs trois filles. "Un peu avant cela, j’ai reçu un coup de fil de Fedasil, demandant si nous étions toujours prêts à accueillir une famille ukrainienne, se souvient Emmanuel. Je leur ai répondu que nous étions bien sûr prêts que les chambres étaient prêtes et que nous allions les recevoir avec plaisir". Le couple s’était proposé pour héberger des réfugiés. Un taxi a déposé Nathalie et sa famille devant la maison qu’occupent leurs hôtes, en pleine campagne.

Au contact de la nature, on n’entend plus les bombes, les sirènes, les mauvaises nouvelles

Johanna, l’épouse d’Emmanuel est maraîchère. Elle cultive des fraises, des tomates et d’autres légumes dans les serres en tunnels à l’arrière de la maison. Spontanément, Yana, Lisa et leur maman ont proposé leur aide dans la maison, pour les repas, les courses, mais aussi au jardin. "Ce n’est pas du travail. C’est de la détente pour moi. Parce que travailler au contact de la nature, c’est bon pour la santé. Et puis on n’entend pas les sirènes, les bombes, les mauvaises nouvelles", confie Yana. Les trois femmes ont fui Odessa et les bombardements. Après trois jours de voyage, via la Pologne et l’Allemagne, elles sont arrivées en Belgique, un pays dont des amis leur avaient parlé de manière très positive. Elles ont trouvé au milieu des plantations une forme de thérapie. "Nous nous sentons vraiment très bien en jardinant. Nous avons des émotions plus positives", affirme Yana, confirmant ainsi les bienfaits reconnus du travail de la terre sur la santé mentale.

Lisa, Yana, Nathalie et leurs hôtes
Lisa, Yana, Nathalie et leurs hôtes S. Vandreck

Une intégration rapide

Les trois femmes et le petit Ivan se sont vite intégrés à la vie de la famille et à celle du village. Emmanuel leur a fait visiter l’administration communale, le centre sportif. "Elles ont même participé à "Je cours pour ma forme" de Villers-la-Ville !", insiste leur hôte. Ivan, sept ans a rejoint très vite l’école du village et la classe de troisième maternelle, pour pouvoir apprendre plus facilement le français. Sa maman, sa tante et sa grand-mère, elles, vont bientôt s’inscrire à des cours de français. Elles souhaitent en effet trouver rapidement un emploi chez nous, dans la vente ou l’esthétique pour Yana, la cuisine pour Lisa et le nettoyage pour Nathalie. En attendant, elles apprennent quelques mots avec leur famille d’accueil. Les origines polonaises de Johanna ont facilité la communication. "J’ai appris le russe à l’école, en Pologne. A l’époque, c’était obligatoire", précise la cultivatrice.

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