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Sarkozy pour des "centres de rétention des migrants" en Afrique, Serbie et Bulgarie

Sarkozy pour des "centres de rétention des migrants" en Afrique, Serbie et Bulgarie
05 sept. 2015 à 17:51 - mise à jour 05 sept. 2015 à 17:511 min
Par Belga

L'ex-président français Nicolas Sarkozy s'est prononcé samedi pour la création de "centres de rétention" en Afrique du Nord, en Serbie et en Bulgarie, afin d'accorder ou non le statut de réfugié politique aux migrants avant qu'ils n'entrent dans l'espace Schengen.

M. Sarkozy, qui s'exprimait à La Baule (ouest), lors d'une université d'été régionale de son parti, Les Républicains (LR/droite), a également appelé à "refonder" cet espace de libre-circulation entre 26 pays.

Il faut refonder Schengen et l'Europe

"Je ne crois pas à une réforme de Schengen. Il faut refonder Schengen et l'Europe", a dit le président des Républicains, avec pour "condition préalable" que tous ses Etats membres aient "la même politique migratoire".

Selon lui, "le statut de réfugié politique doit être refusé ou accordé avant que la mer Méditerranée ne soit traversée. Après, c'est trop tard ! ", a-t-il dit en préconisant l'aménagement de "centres de rétention dans les pays d'Afrique du Nord qui le voudraient ou en Serbie et en Bulgarie, des pays qui ne sont pas dans Schengen".

"On dit 'oui' ou on dit 'non' (au statut de réfugié politique), mais on n'aurait pas ainsi le drame de la Méditerranée", a ajouté M. Sarkozy.

L'Europe est tétanisée et divisée

Son grand rival à la primaire du parti LR pour la présidentielle de 2017, Alain Juppé, a lui aussi appelé à "distinguer les migrants économiques des réfugiés". "L'Europe est aujourd'hui tétanisée et divisée. La France doit prendre sa part de misère mais pas toute la misère. Sinon, il y a risques de véritables séismes politiques et économiques", a mis en garde M. Juppé.

Selon lui, "il faut reprendre le contrôle de la situation. François Hollande et Angela Merkel proposent d'organiser des centres d'accueil d'urgence en Italie et en Grèce pour distinguer les demandeurs d'asile et les migrants économiques des réfugiés. Faisons-le (...) Des hommes et des femmes viennent de pays où ils ne sont pas persécutés et ne sont pas fondés à demander le droit d'asile", a-t-il argué.

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