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Sarah Schlitz veut un centre de prise en charge des violences sexuelles en Brabant wallon

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Un centre de prise en charges des violences sexuelles en Brabant Wallon en 2024 ? C’était une demande de plusieurs associations. C’est désormais une proposition de Sarah Schlitz secrétaire d’État à l’égalité des chances. Elle la soumettra au conclave budgétaire de ce week-end. Elle proposera même la création de quatre nouveaux centres comme l’annonce La Libre dans un long entretien avec la secrétaire d’État.

Ces centres (CPVS) existent pour l’instant dans quelques hôpitaux en Belgique. (Actuellement à Anvers à l’UZA, à Bruxelles à l’UMC Saint-Pierre, à Charleroi à l’UMC Marie Curie, à Gand à l’UZ Gent, à Leuven à l’UZ, à Liège à l’UMC Liège et à Roulers à l’AZ Delta). Toute victime de violence sexuelle peut s’y rendre, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Ces centres sont multidisciplinaires, ils apportent des soins médicaux mais aussi un soutien psychologique, aident à obtenir les constats médico-légaux et apportent aussi leur aide pour porter plainte. D’ici 2023, 3 nouveaux centres ouvriront à Arlon, Genk et Namur. Mais pour l’instant il n’en existe toujours pas dans la jeune province.

Mais la donne pourrait donc changer comme nous l’a confirmé Sarah Schlitz. " En 2023, on sera à 10 centres et en fait pour une prise en charge idéale il en faudrait 14 pour tout le territoire. Pour l’organisation idéale de la justice, de la police et du milieu médical dans lequel le CPVS s’inscrit, avoir un centre par parquet, c’est vraiment le fonctionnement idéal pour une prise en charge optimale des victimes".

La population étudiante le justifie

Et pour la secrétaire d’État, il est urgent qu’un centre voit le jour en Brabant Wallon, au nom notamment de sa population étudiante. "Le public universitaire est un public à risque en matière de violences sexuelles. On a d’ailleurs vu toutes les mobilisations qu’il y a eues avec son folklore, le collectif La Meute qui est aussi très mobilisé sur le campus de l’UCLouvain. On se rend bien compte que le Brabant Wallon a ses spécificités : 31.000 étudiants, des populations rurales aussi, et donc il y a une nécessité de pouvoir en ouvrir un dans la province".

Ce centre sera-t-il proche du campus ? Pour la secrétaire d’État, c’est souhaitable, "c’est un marché public et on n’a donc pas de prise sur l’hôpital qui répondra aux attentes et qui déposera un projet".

Ce projet de centre, il se fait aussi en partenariat avec les autorités académiques. "J’ai des contacts réguliers avec les autorités universitaires de Louvain-la-Neuve", explique Sarah Schlitz. "Ils sont évidemment sous pression avec les révélations qui a eu lieu récemment dans le cadre de "Me too Academia". Et donc il y a une envie de leur côté d’avoir des réponses. Il y a un travail qui est fait sur le campus, qui doit se poursuivre et de mon côté, je suis donc coordonnée avec eux pour introduire cette demande, pour inscrire ce CPVS supplémentaires dans la province du Brabant Wallon".

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