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Salles immenses, simples vitrages et courant d’air : l’Internat de Floreffe se prépare à un hiver très coûteux

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C’est l’un des internats les plus prestigieux du Namurois. Le Séminaire de Floreffe accueille, cette année, 130 internes. Mais dans ce décor de château médiéval, sous les plafonds moulurés qui culminent parfois à 5 mètres de haut, la facture de chauffage risque bien de précipiter le déclin du pensionnat. Le nombre d’inscrits est en baisse.

Du simple vitrage et des radiateurs qui carburent

Olivier Francaux nous emmène dans l’un des dortoirs occupé par les filles : "Ce sont des chambres de petite taille occupées par des élèves de quatrième secondaire, avec des plafonds à 2 mètres 50. C’est plus raisonnable", précise le responsable de l’internat.

Mais avec un châssis simple vitrage, les radiateurs ne cessent de chauffer : " Les radiateurs chauffent en permanence en hiver. Et je n’ai jamais de filles qui se plaignent d’avoir froid parce qu’on ne lésine pas sur le chauffage pour assurer le bien-être de nos jeunes."

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Dans ce lieu classé au patrimoine exceptionnel de Wallonie, impossible de remplacer les anciens châssis simple épaisseur par du double : "On vient de complètement rénover une salle d’étude. Mais du coup, on a été obligé de remettre des châssis en intérieur parce que le bâtiment est classé" regrette Olivier Francaux.

Des tarifs en hausse

A Floreffe, le prix d’une année à l’internat est passé de 2900 à 3000, "mais nous restons les moins chers de la région", précise le responsable.

Toutefois, pour certains parents, eux aussi victimes de l’inflation, c’est devenu impayable : "J’ai eu récemment trois demandes pour apurer la dette de l’année dernière, sans creuser celle de cette année", explique Olivier Francaux.

Pourtant, à l’internat d’Asty-Moulin à Namur, on affiche complet. Le tarif annuel coûte plus de 3400 euros par an : "Je ne dirais pas que ça coûte cher", répond François Piette.

"Si vous faites le compte du coût des transports, de la nourriture, de l’électricité, du chauffage ou de la remédiation, je ne suis pas convaincu que ça coûte plus cher que de les mettre à l’internat, surtout si les jeunes habitent loin", conclu le directeur de l’internat Asty-Moulin.

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