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Rumes : 67 animaux de basse-cour saisis : ils vivaient au milieu des cadavres, des déjections et de la ferraille

Les photos prises par l'Association durant la saisie

© © Documents Animaux en Péril

06 oct. 2022 à 09:05Temps de lecture2 min
Par Florence Dussart avec Vincent Clérin

Ce sont les autorités wallonnes en matière de bien-être animal qui ont confié à des associations la délicate mission de venir en aide à toute une série d’animaux de basse-cour dans une propriété de Taintignies (entité de Rumes). Sur place, 67 animaux seront saisis au total. Des canards, des lapins, des poules secourus par les refuges d’Animaux en Péril, du Rêve d’Aby, d’Equi Chance et d’Aucalex "détenus dans d’épouvantables conditions".

Un univers chaotique et glauque

"À leur arrivée sur place, les soigneurs professionnels […] découvrent un univers chaotique et glauque", raconte le communiqué. "Les intervenants n’ont pas d’autre choix que de marcher sur un véritable ossuaire tant les crânes, pattes et os jonchent le sol".

Selon ces associations, les animaux évoluent dans une crasse innommable et une odeur pestilentielle.

De la crasse et des cadavres

Emberlificotés dans des barbelés, de la ferraille, des déchets, de la boue et des excréments, ils sont recouverts de crasse et côtoient les cadavres en décomposition de leurs congénères. Des lapins vivent (ou meurent) dans des vieilles baignoires fermées par de lourdes planches. "À l’approche des intervenants, les animaux très craintifs se réfugient dans des baraquements inaccessibles tant les objets encombrent le passage. Les soigneurs doivent faire preuve d’agilité pour enjamber les détritus et déloger les individus bloqués", précisent encore les associations.

La revalidation prendra du temps

Tous les animaux ont été pris en charge par les refuges. "Entourés de la bienveillance des soigneurs professionnels et bénévoles, les animaux vont maintenant bénéficier des meilleurs soins. Pour certains, la revalidation prendra du temps et ils rejoindront à terme les enclos des différents refuges pour enfin profiter d’installations dignes de ce nom" en attendant que la ministre Céline Tellier décide si elle leur en confie la garde.

De 8 jours à 3 ans de prison

L’Unité wallonne du bien-être animal a dressé un procès-verbal à l’égard des propriétaires, des anciens agriculteurs. Ceux-ci pourront être poursuivis. Ils risquent alors de 8 jours à 3 ans de prison et/ou une amende pouvant s’élever à 1 million d’euros. En l’absence de poursuites judiciaires, la Région peut décider de son côté de leur infliger une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 euros. Il est aussi en son pouvoir de retirer aux intéressés leur permis de détenir des animaux.

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