Jeudi matin, le tout nouveau ministre des Finances Nadhim Zahawi, nommé mardi, a appelé Boris Johnson à "partir maintenant", alors que la ministre de l’Education nommée mardi annonçait elle sa démission.
La démission mardi soir du ministre des Finances Rishi Sunak, et du ministre de la Santé Sajid Javid, avait sonné l’hallali pour le Premier ministre, après un nouveau scandale sexuel impliquant le "whip" adjoint chargé de la discipline des députés conservateurs, que Boris Johnson avait nommé en février, "oubliant" des accusations passées de même type.
Au total, au moins 53 départs ont été annoncés au sein du gouvernement depuis mardi, dont cinq ministres, un exode d’une rapidité sans précédent dans l’histoire politique britannique.
"Hier je vous ai supplié de (...) démissionner dans l'intérêt de notre parti et du pays. Vous nous avez mis dans une situation impossible", a écrit la nouvelle ministre de l'Education Michelle Donelan dans sa lettre de démission, expliquant qu'elle n'avait "pas d'autre choix".
Le ministre britannique chargé de l'Irlande du Nord, Brandon Lewis, a aussi annoncé son départ.
"Un gouvernement décent et responsable repose sur l'honnêteté, l'intégrité et le respect mutuel - c'est avec un profond regret personnel que je dois quitter le gouvernement étant donné que j'estime que ces valeurs ne sont plus défendues", a écrit Brandon Lewis, soulignant que le "point de non retour" avait été atteint selon lui.Le chef de l’opposition Keir Starmer a estimé que la démission de Boris Johnson était une "bonne nouvelle" mais que "nous n’avons pas besoin d’un changement à la tête des Tories. Nous avons besoin d’un vrai changement de gouvernement".