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Royaume-Uni : Boris Johnson, Penny Mordaunt ou encore Rishi Sunak, les possibles remplaçants de Liz Truss

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20 oct. 2022 à 17:12 - mise à jour 21 oct. 2022 à 07:51Temps de lecture3 min
Par Belga, édité par Théa Jacquet

La démission jeudi de la Première ministre britannique Liz Truss va donner lieu à un scrutin interne accéléré au parti conservateur, et l’ancien Premier ministre Boris Johnson envisagerait son retour, selon plusieurs quotidiens britanniques. Ce scrutin opposera au maximum deux candidats, et le nouveau Premier ministre sera désigné d’ici au 28 octobre, a annoncé jeudi le président du comité 1922, en charge de l’organisation du parti conservateur, Graham Brady.

BoJo

Parmi les potentiels candidats figure notamment l’ancien Premier ministre Boris Johnson. Il devrait se présenter, mettant en avant "l’intérêt national", affirme jeudi le quotidien The Times, ce qui a immédiatement suscité la réaction hostile de certains élus. Plusieurs autres quotidiens conservateurs indiquent aussi qu’il y réfléchit. "BoJo" avait démissionné début juillet après une vague de départs dans son gouvernement, lassé des scandales et de ses mensonges. Lors de sa démission, il avait regretté devoir abandonner "le meilleur job au monde", persuadé qu’il avait encore une tâche "colossale" à accomplir.

Après avoir assuré l’intérim durant l’été, l’ancien héros du Brexit, qui avait offert à son parti en 2019 une majorité historique, avait quitté Downing Street début septembre. Selon The Times, Johnson, 58 ans, serait convaincu qu’il peut remettre le parti conservateur sur les rails.

Avant même la démission jeudi de Truss, la députée et ancienne ministre Nadine Dorries, très proche de Johnson tweetait déjà son soutien à l’ancien Premier ministre.

Penny Mordaunt

Elle était candidate contre Liz Truss pour succéder à Boris Johnson cet été, et dans les premiers tours de scrutin avait suscité un réel engouement.

Charismatique, cette ancienne ministre de la Défense de 49 ans s’est illustrée au Parlement lundi quand elle a représenté Liz Truss pour répondre à l’opposition. Elle a défendu le changement de cap économique, maniant fermeté et humour, expliquant que la Première ministre "ne se cache pas sous un bureau".

Elle a déclaré jeudi qu’elle "garderait son calme et continuerait" et a encouragé les autres à faire de même après la démission de Liz Truss.

Rishi Sunak

Battu par Liz Truss lors de la phase finale du processus de désignation du chef du parti conservateur cet été, l’ancien ministre des Finances était le candidat préféré des députés conservateurs. Le richissime ex-banquier de 42 ans a pour lui le fait d’incarner la figure rassurante de l’orthodoxie budgétaire.

Pendant la campagne, il n’avait eu de cesse de répéter que les baisses d’impôts non financées risquaient d’aggraver une inflation à un niveau record depuis 40 ans, et de saper la confiance des marchés. Mais il a un handicap de taille : les fidèles de Boris Johnson voient en lui un traître dont la démission avait précipité la chute de Johnson cet été, et ne veulent pas en entendre parler.

Suella Braverman, Jeremy Hunt et Ben Wallace

Suella Braverman était aussi candidate à Downing Street contre Truss. Ultra-conservatrice de 42 ans, elle avait été nommée ministre de l’Intérieur par Truss, en charge notamment du dossier des migrants clandestins. Elle avait démissionné mercredi soir, expliquant qu’elle avait fait l’erreur d’utiliser son email personnel pour envoyer des documents officiels. Elle avait étrillé au passage la politique "tumultueuse" du gouvernement Truss et ses renoncements en cascade, y compris dans le dossier de l’immigration illégale.

Le nouveau Ministre des Finances Jeremy Hunt nommé le 14 octobre et dont les déclarations ont stabilisé les marchés serait sur le papier un bon candidat. Il avait été deux fois candidat malheureux à Downing Street, a été aussi ministre des Affaires étrangères et de la Santé, mais a affirmé qu’il ne le serait pas une troisième fois. "Le désir d’être leader a été cliniquement supprimé en moi" a-t-il déclaré dimanche dernier sur la BBC en évoquant ses deux échecs.

Figurant parmi les favoris dans la dernière campagne pour la tête du parti conservateur, le ministre de la Défense Ben Wallace, qui avait choisi de ne pas se lancer pour se consacrer à la sécurité du Royaume-Uni, a vu son nom ressurgir ces derniers jours comme une possible figure d’unité pour le parti. Ben Wallace, 52 ans, a toutefois semblé écarter ce scénario, en assurant mardi dans le Times qu’il adorait son travail à la Défense et entendait le poursuivre.

Sur le même sujet : extrait du JT du 20/10/2022

Liz Truss / Le mandat le plus court

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