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Ronny Deila avant le derby Standard-Seraing : "Je ne suis pas le patron des joueurs mais leur leader"

RONNY DEILA, L’ENTRAINEUR DU STANDARD, VISE UN 15 SUR 15. CELA PASSE PAR UNE VICTOIRE DANS LE DERBY FACE A SERAING

© PHOTO BELGA – VIRGINIE LEFOUR

Après la mini-trêve imposée par la Nations League, le championnat de Pro League reprend ses droits ce vendredi soir avec le derby liégeois qui opposera le Standard à Seraing. Un match à priori à la portée des Rouches, qui restent sur un succès probant face à Bruges, alors que les Métallos, 16e, luttent pour éviter la relégation.

Le Standard, qui affiche un bilan de 12 points sur 12, vise une 5e victoire d’affilée en championnat. Il y a huit ans que l’équipe de Sclessin n’a plus réalisé une telle série. C'était au mois de janvier 2014. A l’époque, les Liégeois, entraînés par Guy Luzon avaient même aligné 6 succès consécutifs avant de terminer 2e du championnat. Un exemple qu’aimerait suivre Ronny Deila, le coach norvégien qui a rapidement trouvé ses marques en bord de Meuse.

Trois mois après son arrivée à Sclessin, le coach nordique semble avoir métamorphosé le Standard. Véritable architecte, Deila a rallumé la flamme qui s’était éteinte à Sclessin. Son style et son charisme font l’unanimité au Standard. Pour le Norvégien, la méthode est simple : " J’insiste sur des valeurs qui me sont chères comme le respect et la solidarité ainsi que le dialogue avec les joueurs. La cohérence est aussi fondamentale. Il faut une vision claire dans l’équipe et les joueurs doivent comprendre ce qu’on attend d’eux. Ils doivent prendre du plaisir à l’entraînement et forcément si les résultats suivent, ils seront encore plus heureux et épanouis.

Personnellement, je suis là pour leur inculquer certaines valeurs mais je ne suis pas le patron des l’équipe. Je dirais que je suis plutôt le leader. Cela me convient mieux. Un patron dit aux autres ce qu’ils doivent faire alors qu’un leader montre ce qu’il faut faire et moi je suis prêt à aller au combat avec mes joueurs en leur montrant le bon exemple ".

Après avoir torpillé le vaisseau brugeois, 3-0, le Standard a assurément marqué les esprits. Face au champion en titre, les Liégeois ont livré une prestation remarquable, ponctuée de 3 buts, dont 2 inscrits par Philip Zinckernagel qui a marqué de son empreinte la rencontre.

Ronny Deila connaît bien l’ailier danois. Il l’a côtoyé dans le championnat norvégien et n’est pas surpris par les débuts de Zinckenagel sous le maillot rouge et blanc : "Philip n’a pas encore démontré toute l’étendue de son talent. Il peut faire la différence grâce à ses qualités techniques mais il rend aussi les autres joueurs meilleurs. C’est un leader naturel. Il parle beaucoup sur le terrain et encourage ses équipiers. Il manque encore un peu de rythme mais s’il joue au même niveau contre Seraing que face au Club de Bruges, cela me convient parfaitement (rires)".

 

Fossey et Alzate repris pour la première fois

Pour ce match face à Seraing, Ronny Deila sera de nouveau privé de Kostas Laifis, Nathan Ngoy et Renaud Emond, toujours indisponibles. En revanche, le Norvégien pourra compter sur l’apport de deux nouvelles recrues qui n’ont pas encore joué depuis leur arrivée à Sclessin.

"Je peux en effet disposer pour la première fois de Marlon Fossey et de Steven Alzate. Ces deux joueurs sont désormais en ordre administrativement. Ils vont m’offrir de nouvelles possibilités en défense et dans l’entrejeu. Ils entreront en ligne de compte mais l’équipe qui a battu Bruges il y a deux semaines m’a donné entière satisfaction. Il va donc falloir faire des choix mais c’est ça aussi le rôle d’un coach".

Eviter l’excès de confiance face à Seraing

C’est donc avec une équipe renforcée et en pleine confiance que Ronny Deila tentera de réaliser un 15 sur 15. Cela passe par une victoire face aux Sérésiens qui ne parviennent pas à se dégager de la zone rouge. Pourtant, le coach du Standard garde les pieds sur terre : "Nous voulons gagner ce match mais il faut éviter tout excès de confiance. Dans ce championnat, tout le monde peu battre tout le monde et puis, ce n’est pas un match comme un autre puisque c’est un derby.

Si on évolue au même niveau que contre Bruges, on devrait l’emporter. Par contre, si nous ne sommes pas assez concentrés, comme ce fût le cas à Westerlo notamment, on risque de rencontrer des problèmes. On doit prendre tous les matches au sérieux et jouer à 100%, c’est à ce prix que le Standard poursuivra son redressement. Je respecte le FC Seraing. Cette équipe a manqué de chance jusqu’à présent et elle vaut certainement mieux que son classement. Elle n’aura rien à perdre et sera certainement très bien organisée en défense.

Ce sera donc à nous de faire le jeu. Il faudra se montrer patient mais nous disposons heureusement de plus de solutions qu’il y a deux mois. Et puis, l’état d’esprit est excellent dans l’équipe. Les joueurs n’ont pas attrapé la grosse tête après la victoire contre Bruges et croyez-moi, même si on joue à domicile face à une équipe moins bien classée, personne ne va sous-estimer Seraing ".

Même atmosphère à Sclessin qu’au Celtic Park

Ronny Deila se réjouit en tout cas de retrouver l’ambiance surchauffée de Sclessin ce vendredi. Une ambiance qui lui rappelle celle du Celtic Glasgow quand celle-ci évoluait au Celtic Park, en coupe d’Europe ou bien lors des derbies face aux Rangers : " C’est une ambiance fort comparable. Les supporters du Standard me font penser aux fans du Celtic. Je ressens la même ferveur à Liège qu’à Glasgow. C’est pareil, voire mieux puisqu’il y a 60.000 places au Celtic Park alors qu’il n’y en a que la moitié à Sclessin mais l’ambiance est aussi tout aussi chaude. Cela procure un sentiment incroyable comme on l’a vécu contre Bruges. C’est surtout un fameux adjuvant pour l’équipe du Standard de pouvoir évoluer dans une telle atmosphère ".

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