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Revue de presse : une vaguelette de covid, mais pas de tsunami en vue ?

La Revue de presse

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20 oct. 2021 à 07:523 min
Par La revue de presse de Nicolas Vandenschrick

Et à la Une, cette affirmation : il n’y a pas de 4ème vague en vue.

"Pas de 4ème vague, mais quelques inquiétudes tout de même"

"Pas de 4ème vague" écrit le quotidien en grand, l’Avenir qui s’appuie là sur l’avis d’Yves Coppieters.

"Tous les indicateurs sont moitié en dessous de ceux de l’an dernier."

N’empêche, l’Avenir repose la question : "faut-il craindre une 4ème vague ? "

Le point de vue de l’épidémiologiste reste assez logique. Il met surtout en garde : le pass sanitaire donne parfois une fausse impression de sécurité.

Mieux vaut rester prudent, geste barrière et vaccination restent les deux grands axes.

Pas de 4ème vague, donc, mais quelques inquiétudes tout de même.

La Gazet Van Antwerpen fait le point : 48% de contamination en plus dans la province d’Anvers.

Le Belang van Limburg évoque une possible reprise de l’épidémie. Un outil d’alerte de l’Université d’Hasselt et d’Anvers affiche des voyants dans le rouge.

 

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Quelle sanction en cas de refus de se faire vacciner ?

Surtout, surtout, des questions reviennent soudain à l’avant de la scène. Et notamment, celle-ci, peut-on licencier un employé qui refuse le vaccin ?

Les hôpitaux se posent cette question pour leur personnel soignant : quel pourrait être le régime de sanction en cas de refus de se faire vacciner ?

Attention, qu’il faudra avant toute chose inscrire l’obligation vaccinale dans la loi. Attendre une période de transition et puis prévoir une série de mesures.

Suspension du travailleur, avec ou sans salaire. Pour finalement déboucher sur la possible rupture du contrat de travail.

Les syndicats sont contre ce mécanisme, les hôpitaux eux, sont pour et plaident leur cause auprès du Ministre de la Santé Franck Vandenbroucke, qui doit mettre en place ces mesures.

Notez encore que la presse s’interroge ici et là sur la 3ème dose, "elle viendra d’office", dit le Laatste Nieuws, peut-être même la 4ème dose.

En Une le Standaard signale que ceux qui ont reçu un vaccin à dose unique vont peut-être bien être invités pour une seconde dose.

Avouons qu’entre la 4ème vague, menace mais pas là et la seconde dose d’un vaccin unique on s’y perd un peu.

 

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La condamnation pour entrave méchante à la circulation en 2015, une menace pour la démocratie ?

En Une, aussi, cette condamnation confirmée en appel pour des syndicalistes.

La cour d’appel de Liège a donc confirmé l’entrave méchante à la circulation pour cette grève de 2015. Pour les dirigeants syndicaux condamnés, la peine est là 1 mois de prison avec sursis et jusqu’à 300€ d’amende.

Arrêt contre lequel les intéressés vont se pourvoir en cassation.

Surtout, à la Une, Le Soir s’interroge, cet arrêt sonne comme une menace pour les syndicats.

Quel est – face à cela – l’avenir des piquets de grève ? La Cour de cassation – elle-même – a déjà tranché la question.

Début 2020, la Cour rendait un arrêt dans lequel elle distingue Droit de grève et blocage d’autoroute.

Attention, explique le Soir, cette jurisprudence qui entend cadrer les mouvements sociaux devra – un jour ou l’autre – se confronter à la jurisprudence européenne.

La Cour européenne des droits de l’Homme pourrait apporter quelques nuances, lit-on dans le Soir.

Mais en réponse à une question de l’Echo, on lit aussi ceci : "l’interdiction des blocages routiers n’est pas ipso facto contraire à la convention".

En attendant et en Une, l’Echo prévient : condamné dans l’affaire de Cheratte, la FGTB prépare des actions et surtout l’Echo commente : "il est temps de moderniser le droit de grève. Des règles plus précises seraient les bienvenues notamment pour éviter les dérapages."

A l’heure, conclut le Soir où la Pologne vient contester la primauté du droit européen sur le droit national, on voit ici toute la vertu du recours à une instance extra-nationale, capable de donner sa vision de l’exercice de ce droit au regard des Droits de l’Homme.

Conjuguer aujourd’hui et demain à liberté d’exprimer sa colère avec la préservation de l’espace public, l’équilibre n’est pas simple. Attention, dit le Soir, ce que l’on cadenasse peut parfois exploser.

 

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