RTBFPasser au contenu

La Prem1ère - Matin

Revue de presse : on ne ferme rien

La Revue de presse

Ce qu'il se passe dans vos journaux

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

18 nov. 2021 à 09:513 min
Par La revue de presse de Nicolas Vandenschrick

A la Une, bien entendu, les commentaires au sujet des mesures adoptées, hier au comité de concertation. Il y a comme – dans la presse – un sentiment de répétition, ça, c’est assez légitime, mais aussi un peu d’étrangeté.

Un package light

On allait parler vaccination obligatoire. On allait fermer les boîtes de nuit. Imposer le masque à tous les enfants tout le temps. Et puis voilà la presse forcée de constater, face au covid, on ne ferme rien, titre l’Avenir.

Ni les discothèques, ni les bars, ni les marchés de noël.

Face au covid, on opère juste un léger tour de vis, titre de la Libre qui constate "l’artillerie lourde est restée au placard".

Pour le Standaard, c’est un "paquet minimum" ou chacune des mesures adoptées est une version light de ce que les experts avaient proposé.

Le masque chez les enfants, 10 ans plutôt que 9. Le télétravail 4 jours semaine ? Jusqu’au 13 décembre, pas jusqu’à noël.

Le secteur de la nuit ? Masque, ou CST et autotest, mais en tout cas, pas de fermeture.

Alors, si – face à ces mesures – notre première réaction est de contourner les règles, alors, c’est sûr, on est très loin de partir dans la bonne direction.

Sentiment d’étrangeté, donc dans cette presse, parce qu’en parallèle, un peu partout, les titres signalent que l’Europe, dans son ensemble, redevient le moteur de l’épidémie.

Le New York Times notait, alors que les températures baissent, les infections, en Europe reprennent.

Le Monde signalait : 60% des nouvelles infections ont lieu sur notre sol européen.

Libération détaille : la vague est partie de l’Est. Elle gagne progressivement nos rivages et il résume.

Sans surprise, les pays les plus touchés sont ceux qui affichent un faible taux de vaccination.

Dans les états où cette vaccination est plus forte, mais où les restrictions ont été abandonnées, les cas remontent en flèche.

 

Quand un sentiment d’incohérence envahit la Belgique

Et les éditos alors ? Soulagés que les mesures ne soient pas trop lourde ou inquiets que cela semble si léger ?

Ah, ça hésite. Pour le Soir, c’est un pari. Mais alors un gigantesque pari : "le masque, le masque, le masque".

C’est ça le pari supposé, espérer, croire qu’à lui seul, le masque puisse faire le job.

Enfin, soyons honnêtes. Pas à lui tout seul, on repasse à 4 jours de travail à la maison.

On relance les piqûres de rappel progressivement, pour le printemps, mais surtout – et c’est ce qui ressort de l’édito, on maintient de grandes zones d’incohérence.

Vous avez envie d’aller courir pendant une heure sur un tapis de fitness ? No problemo…

Vous trémoussez en boîte ? Ah, ça, ce n’est pas poss'. Sauf à montrer un ticket et un autotest.

Un enfant de 10 ans, c’est masqué partout à l’intérieur. Mais pas à l’école. Enfin, si, aan school, ja. A l’école, non.

Et ça continue, on lance une réflexion sur la grande vaccination obligatoire, mais en vrai, on n’a même pas fini de proposer les doses de rappel aux 65 +.

Et on parie que tout le monde va mettre le masque même ceux qui s’en fichent déjà depuis longtemps ? Il est largement partagé, ce sentiment d’incohérence.

La Libre souligne la réaction des fédérations patronales face au télétravail renforcé, mais c’est mauvais pour l’activité économique. Mais c’est incohérent d’imposer aux milieux du travail ce que l’on autorise à la sphère privée.

 

 

 

Un entre-deux avant le retour de mesures plus contraignantes ?

Allons, se désespère le soir, on en est vraiment de nouveau là ?

A se croiser les doigts dans l’espoir de ?

L’Avenir s’il observe cet éternel retour en arrière, déplore surtout la dégradation de notre société. En à peine 20 mois, sclérosée, repliée sur elle-même, morcelée.

Dites, conclut le Standaard, vous connaissez la suite, hein. Si dans 15 jours, les hôpitaux saturent, on reverra les mêmes et ils adopteront les mesures qu’on ne veut pas : lockdown et bulle de 4.

Et franchement, reconnaît le quotidien, on voit mal pour ceux qui ont déjà accepté le vaccin, ce qui les motivera à réduire encore leur liberté quand la vague en cours est largement provoquée par ceux qui ont refusé la piqûre.

Sur le même sujet

24 nov. 2021 à 09:33
3 min
23 nov. 2021 à 08:25
3 min

Articles recommandés pour vous