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Revue de presse : la vulnérabilité, le facteur de votre colis rapidement livré

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La presse évoque cette enquête dans les coulisses des livraisons de colis par Post NL, des livraisons dont une des clés est l’exploitation.

L’exploitation au cœur des livraisons de colis

En une du Standaard et du Laaste Nieuws, cette enquête dans les coulisses des livraisons de colis par Post NL.

L’inspection du travail est descendue sur les lieux de plusieurs dépôts de colis en Belgique et a constaté de nombreuses infractions.

C’est une enquête menée par Het Laatste Nieuws avec VTM qui leur a mis la puce à l’oreille.

Un jeune journaliste s’est infiltré en se faisant engager comme livreur, et a relaté toutes les irrégularités qu’il a constatées. La livraison est en fait sous-traitée à des indépendants, qui eux-mêmes font pression sur des livreurs, parfois mineurs. Avec des témoignages comme celui de ce garçon de 15 ans qui dit avoir passé 10 heures dans une camionnette pour donner les colis au livreur. Le tout pour 40€ par jour. On note aussi du travail au noir, ou des excès de vitesse pour livrer plus vite.

De Standaard explique que le modèle d’entreprise est basé sur un système de sous-traitance par lequel un sous-traitant fait appel à un autre. Chaque couche comprime la couche inférieure, et à la fin de la chaîne, il ne reste plus que l’exploitation.

On a fait croire au consommateur que les colis peuvent être livrés presque gratuitement et dans les 24 heures. Mais nous savons depuis longtemps que la gratuité n’existe pas. Il y a toujours quelqu’un qui en paie le prix. Dans ce cas, le livreur de colis, sous la forme de bas salaires, de journées de travail parfois extrêmement longues, d’une forte pression de travail, d’une grande flexibilité et d’une protection quasi inexistante.

Si le système peut continuer à exister, c’est parce qu’il y aura toujours des personnes vulnérables qui n’auront d’autre choix que d’accepter l’exploitation pour survivre.

Comment stopper l’escalade ?

Dans les éditos aujourd’hui, on s’inquiète de la fracture sociale. Fracture entre vaccinés et non-vaccinés, fracture entre la population et les médias, entre les citoyens et le monde politique.

La manifestation de dimanche, et ses 35.000 participants, fait réagir la presse ce matin. Avec dans plusieurs éditos, cette idée qu’il faut écouter cette grogne, ce message. Même si ce message est divers. Dans la foule des manifestants, des profils très variés se sont mélangés, avec des revendications tout aussi diverses. Mais on aurait tort de disqualifier leurs propos d’un revers de main, dit la DH.

"Alors que les tensions se font de plus en plus vives (partout : voyez les Pays-Bas), nous avons grand besoin de réapprendre à nous écouter."

Et la DH tacle à ce sujet le ministre de la santé, Franck Vandenbroucke quand il a dit comprendre "que les vaccinés sont en colère contre les non-vaccinés”. Ou comment tenir l’allumette quand on essaye d’éteindre le brasier.

Het Nieuwsblad, lui, reprend d’autres propos, ceux de notre Premier ministre Alexander De Croo : "Aujourd’hui, nous avons un seul objectif : combattre le virus. Se battre entre nous, c’est la dernière chose dont nous ayons besoin".

Enfoncer une porte ouverte plus que ça, c’est difficile estime le quotidien. Dans cette phrase, il n’y a même pas de solution proposée pour stopper l’escalade.

Cette colère, De Morgen la perçoit aussi clairement. "Parce que se mettre en colère contre un virus n’a guère de sens, les gens se mettent en colère les uns contre les autres. "

L’école, premier terreau de la démocratie

On parle aussi de l’école dans la presse.

Les journaux reviennent sur cette annonce hier, d’augmenter à deux heures par semaine le cours d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté.

Deux heures obligatoires, au lieu d’une. Et les cours de religions deviendraient optionnels.

Ça concerne l’enseignement officiel, et c’est une proposition de la majorité, PS, MR et Ecolo.

Béatrice Delvaux dans Le Soir dit qu’elle aimerait être "vous qui allez avoir deux heures de philo et citoyenneté par semaine".

Et dans son édito, elle prend l’exemple de la manif de dimanche, 35.000 personnes qui disent non aux mesures sanitaires.

Le lundi matin, les élèves arrivent à l’école avec ces images en tête.

Mais "où ces jeunes garçons et filles peuvent-ils en débattre ? Qui va leur donner les notions qui leur permettront d’aller au-delà du café du commerce ou de l’opinion de leurs proches ? Comment peuvent-ils construire un raisonnement, mener une discussion argumentée ? Où par exemple peuvent-ils saisir la subtilité des concepts de liberté individuelle et de solidarité ?"

Ça doit se faire à l’école, "l’endroit où – c’est très rare – on touche toutes les couches sociales, convictionnelles et culturelles de la population."

Pour l’éditorialiste du Soir, "c’est là qu’il faut planter les graines de la démocratie".

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