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La Prem1ère - Matin

Revue de presse : la ventilation, une solution au potentiel sous-estimé ?

La Revue de presse

Ce qu'il se passe dans vos journaux

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29 nov. 2021 à 08:143 min
Par La revue de presse de Nicolas Vandenschrick

Et à la Une, cette question et si un variant chasse l’autre, qu’est-ce qui se passe ?

Et si le variant Omicron pouvait nous sauver ?

Qu’est ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passera ?

C’est toute la question abordée par vos journaux.

Omicron, la nouvelle version du Covid inquiète le monde dit le Soir, fait planer la menace dit le Monde ou pourrait nous sauver, dit la Dernière heure.

Pourrait nous sauver ? Oui, imaginez propose Yves Van Laethem en Une de la DH : si ce variant est moins méchant que le Delta mais plus envahissant. S’il prend – en quelque sorte la place de l’autre mais qu’il ne provoque qu’un solide rhume, ce variant pourrait agir contre le Delta comme une arme écologique et biologique.

Ce serait un beau cadeau de Saint Nicolas.

En attendant de le déballer, ce variant, on prendra bien garde.

Le virologue dit "pourrait, serait, aurait". Signe que cette hypothèse doit d’abord être observée puis vérifié, analysée et confirmée.

La ventilation, une solution sous-estimée ?

Et dans l’attente, les nouvelles, celles qui sont confirmées et vérifiées, les nouvelles sont là.

La 4e vague occupée à s’abattre est en train de devenir une vague flamande, constate le Morgen qui cite des chiffres : baisse des hospitalisations en Wallonie, contre hausse dans le reste du pays.

Comme si le pic était dépassé, déjà passé à Bruxelles et au Sud et que le Nord continuait d’en souffrir.

La cause ?

A chercher peut-être dans le relâchement des mesures corona en Flandre, dès septembre.

A chercher peut-être aussi dans une immunité héritée des premières.

Une observation, c’est dans l’édito du Morgen.

On nous dit souvent que la balle est dans notre camp. Que chacun peut agir à son niveau. Le quotidien n’est pas d’accord.

Réfléchissons, un instant, propose le Morgen.

Votre enfant ramène le covid de l’école. Il n’y peut rien. Il n’a rien fait de mal. Pas encore au courant de sa contamination, vous allez au restaurant. Jusqu'à 23 heures Pas au-delà. Vous n’avez rien fait de mal. Mais vous contaminez la salle entière.

Et le lendemain, celui qui était à la table d’à côté, va rendre visite à un proche en maison de repos. Et ainsi de suite, lui-même va jouer au domino avec d’autres résidents.

Paf, filé en quelques lignes, la chaîne d’une transmission de l’école jusqu’à des personnes âgées à risque. 

Et chacun de ces lieux pourrait être remplacé par les transports en commun, une entreprise du Texas ou une université de Madrid.

La balle est dans le camp de chacun ? Oui et non, répond le Morgen. Ici, personne n’a mal agi. Tout le monde a respecté les règles, les distances, le masque et les heures de fermetures.

Le problème ? Soit on accuse le gouvernement, les experts de ne pas prendre les bonnes mesures. Soit chaque endroit où nous sommes autorisés à rester doit dès maintenant nous offrir de l’air pur. Car tous, nous respirons. Et que ça, c’est impossible à arrêter.

La balle est dans le camp de la ventilation.

 

L’école doit-elle devenir prioritaire dans la lutte contre le virus ?

La Libre s’interroge : n’aurait-on pas mieux fait de définir des groupes prioritaires ?

Le quotidien pense à la piqûre de rappel et aux enseignants.

L’un des buts avoués et honorables, d’ailleurs, est de maintenir l’école ouverte.

Quoi qu’il en coûte, diraient certains. Sauf qu’estime la Libre, jusqu’ici, rien de mirobolant n’a été produit pour aider l’école à se maintenir.

En classe, avec une petite trentaine d’élèves, allez-y pour maintenir la distanciation.

Allez-y pour forcer chacun à garder son masque comme il faut et pas glisser sous le nez ou au menton.

Là encore, ventiler ? Fenêtre ouverte ? Avec gant et bonnet, alors, rétorque le quotidien.

Tiens, d’ailleurs, se demande la Libre, ils sont où les syndicats d’enseignants ? Ne serait ce pas le moment de venir plaider la cause des profs ? N’est-il pas l’heure de défendre l’art d’enseigner ?

Si l’on veut vraiment garder l’école ouverte, il est temps d’en faire plus, de le faire mieux. Sinon, la transmission – celle du virus – aura pris la place de l’autre, la transmission du savoir.

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