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Matin Première

Revue de presse : la ventilation, la nouvelle contrainte de l’Horeca

Waitress Wearing Face Mask Handing Customer Menus
17 mai 2021 à 07:59Temps de lecture3 min
Par La revue de presse d'Aline Goncalves

La presse se penche sur les mesures que devront prendre les restaurateurs pour pouvoir ouvrir le 9 juin, avec un maître mot : la ventilation.

La ventilation au cœur de la réouverture complète de l’Horeca

A la une de la Dernière Heure, "L’Horeca trinque, une nouvelle fois".

Le quotidien détaille les nouvelles contraintes pour les restos et les bars. La Dernière Heure dévoile en exclusivité, le plan ventilation de Franck Vandenbroucke. Il s’agit d’imposer aux restos et aux bars, l’installation de système de filtrage et purification d’air. L’arrêté ministériel doit encore être publié au moniteur belge, il entrera en vigueur fin mai. Donc juste à temps pour la réouverture de l’Horeca en intérieur, prévue pour rappel le 9 juin prochain. Il précisera les normes techniques que tous ces systèmes doivent respecter.

De telles installations coûtent entre 200 et 800 euros en moyenne, selon la taille de l’établissement. Un budget pour les patrons de bars, cafés et restaurants, dit la DH, eux qui n’ont pas cessé d’investir depuis le début de la crise dans l’espoir d’accueillir leurs clients de la manière la plus sécurisée qui soit.

La loi pandémie sera-t-elle votée ?

Il y a un autre texte qui devrait passer, c’est le vote de la loi pandémie. Mais d’après Le Soir, ce n’est pas gagné.

"Le vote de la loi pandémie est loin d’être acquis", titre le quotidien en Une. Aucune certitude que le projet de loi soit voté cette semaine au Parlement fédéral. La rédaction du Soir a sondé l’opposition et visiblement elle s’apprête à déposer des amendements et à réclamer qu’ils soient examinés par le Conseil d’Etat. C’est une technique parlementaire, qu’on appelle aussi la flibuste. Une façon de freiner voire de bloquer l’adoption d’une loi.

Et pour Le Soir, ce projet de loi pandémie, il est démocratiquement problématique. Il veut consacrer les politiques mises en œuvre depuis plus d’un an, c’est-à-dire, les restrictions, confinement et autres sanctions, pour les reproduire à l’avenir en cas de phénomène comparable. Pourtant la gestion de la crise est contestable à bien des égards, dit le quotidien. Le Soir souligne la timidité des socialistes et des écologistes dans ce gouvernement. Eux qu’on a connus autrement intransigeants quand il y va de l’Etat de droit et des libertés. "S’ils étaient dans l’opposition, PS et Ecolo tireraient à boulets rouges et verts contre un tel projet de loi, on les entend d’ici", écrit l’éditorialiste du Soir.

Faut-il, oui ou non, vacciner les enfants ?

Vacciner les enfants, ou en tout cas une population plus jeune, afin d’atteindre la fameuse immunité collective. C’est L’Avenir qui pose cette question.

"Car autant la balance bénéfices-risques penche, du côté de nos aînés, largement en faveur de la vaccination, autant, plus on descend dans la pyramide des âges, la tendance n’est pas loin de s’inverser", dit le quotidien.

"Il revient, en outre, aux parents de trancher pour leurs enfants mineurs. Or, décider pour autrui n’engage pas, moralement, la même responsabilité que de décider pour soi. Les risques liés aux vaccins sont minimes, certes, mais pourquoi les encourir sinon, on y revient, au nom de cette belle solidarité intergénérationnelle ?"

Or depuis, plus d’un an, notre société a "si souvent frustré, privé, voire maltraité une jeune génération parfois accusée de tous les maux… et appelée, aujourd’hui, à monter sur le front de la vaccination. Cynique. Pourrait-on, décemment, lui en vouloir de nous dire non ?"

Une question encore en guise de conclusion.

Des jeunes moins à risque, à l’inverse des personnes plus âgées ou souffrant de comorbidités. Or, en Flandre, cette catégorie représente la moitié de la population !

La moitié des Flamands a plus de 65 ans ou souffre de graves problèmes de santé, si on en croit les chiffres des vaccinations prioritaires. Het Nieuwsblad s’en inquiète, et voit là un énorme problème. Cette crise du Covid a révélé d’autres maux : "la Flandre est malade", dit le quotidien. Et dès le dernier vaccin injecté, il faudra d’urgence s’atteler à ces autres fléaux que sont l’obésité, le stress, ou encore la pollution de l’air. Cela doit devenir la nouvelle priorité.

 

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