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Revue de presse : confinement, la mesure dont on ne doit pas prononcer le nom va-t-elle faire son retour ?

La Revue de presse

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Une presse pas forcément joyeuse quand elle parle de covid.

4 jours auront suffi pour se rendre compte que les mesures étaient insuffisantes

"Le coronavirus traverse le pays tel un rouleau compresseur".

C’est l’image retenue pas l’éditorialiste du Nieuwsblad.

Les infections font des ravages, dit-il, à un rythme effréné. Les autorités locales appellent à des mesures plus strictes. C’est le cas de certains bourgmestres ou gouverneurs de provinces, qui veulent annuler des événements. Mais le virus c’est comme un raz-de-marée. A l’instar de l’eau, il trouvera toujours son chemin. Supprimer un marché de Noël et le public se déplacera en masse ailleurs.

Alors pour lutter contre ce virus, ce qu’il faut, dit l’éditorialiste, c’est surtout une piqûre de rappel : rappeler à tous que la limitation de nos contacts est le moyen le plus rapide de s’en sortir. Et à ce niveau-là, les autorités feraient bien de montrer l’exemple.

"Est-ce que le Premier ministre n’aurait pas été plus inspiré de transformer son déjeuner avec son homologue français en une réunion sandwich par vidéo ?" se demande Het Nieuwsblad.

Pareil pour le gouvernement flamand qui ferait bien d’annuler ses 3 jours de congrès. Si on veut que les citoyens restent motivés, il faut qu’on exige les mêmes sacrifices de la part de tous.

4 jours. C’est le temps qui s’est écoulé depuis que les nouvelles mesures sont entrées en vigueur.

4 jours, c’est aussi le temps qu’il aura fallu pour constater, déjà, qu’elles sont insuffisantes, dit De Standaard.

Les chiffres des nouvelles infections et des admissions à l’hôpital sont encore pires que dans le pire des scénarios envisagés.

Et le quotidien flamand accuse le dernier Comité de concertation, qui n’a pas suivi les recommandations des experts, et a préféré un compromis dicté par des groupes de pression et des marchandages politiques estime que Frank Vandenbroucke, lui, avait bien perçu la gravité de la situation, mais le ministre de la Santé n’a pas été en mesure d’imposer sa vision.

En Une du Morgen, cette question qui fait mal : face aux chiffres, est-ce que les autorités vont encore tenir longtemps sans imposer un nouveau confinement ?

"Confinement", un mot presque maudit, qu’on n’ose plus prononcer.

Le virologue Marc Van Ranst répond à la question et il dit, "maintenant je redoute un lockdown".

Dans la presse on parle aussi des suites de cette enquête sur les faits de corruption en République démocratique du Congo.

Et cette fois, c’est pour pointer un yacht de luxe, il fait 73 mètres de long, est amarré à Cape Town en Afrique du Sud et il vaut la bagatelle de 25 millions d’euros. Un vrai palace flottant, avec salon à colonnades, héliport, sauna et jacuzzi. Le pont est suffisamment grand pour y loger une jeep et des jet skis.

Si vous voulez vous offrir une petite semaine à bord, il vous en coûtera 290 mille euros.

Pourquoi la presse parle de ce yacht ? Parce qu’il appartient à deux hommes d’affaires belges, Alain Wan et Marc Piedboeuf.

Mais il aurait en réalité été financé par des fonds publics congolais.

Ce duo d’hommes d’affaires dirige de puissantes entreprises en RDC. Actives notamment dans les mines, travaux publics, ou les ports.

Et cela en symbiose avec Joseph Kabila et son premier cercle.

Les deux Belges auraient par ailleurs touché 500.000 dollars d’origine douteuse sur le compte ING d’une société fantôme. La suite de l’histoire et les détails de l’enquête sont à lire dans le Soir et de Standaard.

Dans son édito, le Soir s’interroge sur les racines de ce mal – la corruption – qui frappe le Congo. A en croire Colette Braeckman, le ver était dans le fruit dès l’indépendance, en 1960. Quand la Belgique lâche le Congo, le principal souci des politiques et des milieux d’affaire c’est de trouver des alliés parmi la nouvelle élite congolaise. Quitte à faire éliminer ceux qui dérangent, comme Lumumba, quitte à accorder des avantages à certains ministres ou alliés locaux, pour s’assurer de leur fidélité. Mobutu est un parfait exemple de ce système.

"Depuis lors, les mêmes pratiques se sont imposées à tous ses successeurs. Refusant de telles compromissions, Laurent Désiré Kabila fut promptement assassiné et son fils, Joseph, tira la leçon qui s’imposait. Pour assurer son maintien au pouvoir durant 18 ans, il ne dut rien inventer : les recettes étaient éprouvées, les moyens de ponction ne manquaient pas. Il les utilisa pour assurer son avenir et celui de sa famille et aussi pour acheter le soutien politique d’anciens rebelles, pour séduire des chefs militaires assurés de l’impunité, pour construire sa plateforme politique."

Sur les racines de ce mal, Colette Braeckman estime que "la Commission parlementaire qui examine le passé colonial de la Belgique devrait apporter quelques lumières".

 

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