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La Prem1ère - Matin

Revue de presse : bientôt les boîtes de nuit exclusivement ouvertes aux personnes vaccinés ?

Revue de presse : bientôt les boîtes de nuit exclusivement ouvertes aux personnes vaccinés ?
15 nov. 2021 à 09:293 min
Par La revue de presse de Nicolas Vandenschrick

Deux chiffres à la Une, 19 et 26. 26, pour la COP qui s’est achevée. 19, pour le covid, évidemment. Et à la Une, déjà, les mesures envisagées pour tenter de contraindre la résurgence du covid.

La revue de presse de Nicolas Vandenschrick

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Les non-vaccinés bientôt plus les bienvenus pour aller danser ?

Les nouvelles mesures sur la table du CODECO ont cette volonté de durcir les mesures face aux non-vaccinés. 

Il n’y aurait pas de lockdown, pas de limitation de la bulle des contacts, mais quelques idées déjà exprimées : par exemple, imposer le masque dès l’âge de 9 ans.

Pour le secteur de la nuit, le ministre de la Santé veut aussi limiter l’accès des discothèques. Si ça ne tenait qu’à Frank Vandenbroucke, seules les personnes vaccinées pourraient aller danser.

Ce serait la première fois qu’une règle distinguerait vacciné et non vacciné.

A en croire le Nieuwsblad, dans le secteur de la nuit, on est prêt à se plier à cette disposition pour autant que cela permette d’éviter une fermeture complète du secteur.

La prochaine étape, si l’on suit ce raisonnement, ce serait alors d’imposer la vaccination.

Et on en est plus si loin.

 

 

Comment la COP 26 s’est transformée en FLOP 26

L’autre grande actualité, c’est le bilan de la COP26.

La presse n’est pas très convaincue des décisions. Pour Libération, le résultat de la COP, c’est "FLOP26".

Et le quotidien résume : "après deux semaines de négociation, le pacte de Glasgow n’impose rien aux Etats et se contente de recommandations."

Concernant le maintien du réchauffement dans les limites d’un degré et demi, c’est loin de rassurer, ajoute le quotidien.

Le Soir parle d’un accord en mal d’ambition.

Accord fragile et largement inachevé, mais petite touche d’espoir. Avec tout de même quelques progrès. Et notamment, c’est une première – le fait que la fin d’une énergie fossile, le charbon, est cette fois évoquée.

Ce que la COP 26 va changer ? C’est la question posée en Une par le Figaro.

Là aussi, le quotidien constate que l’on est bien en deçà de ce qu’il faudrait. Mais, note le Figaro, les Etats se sont engagés à réviser leurs efforts de réduction des émissions dès l’année prochaine.

Manière originale aussi de voir les choses, l’avis de Kohn Kerry – l’envoyé spécial du président américain pour le climat : personne n’est content, c’est que la négociation n’a pas été si mauvaise.

Après le bras de fer de la COP26, celui du gouvernement de la société

Avec une jolie formule, le Soir signe et le problème et la solution : le vent tourne lentement, comprenons que sur la scène internationale, c’est dur de changer les mentalités très vite. Le vent tourne lentement ? Et bien d’urgence adaptons les voiles, écrit le quotidien.

La COP - si elle a le mérite de médiatiser un enjeu capital – la COP ne peut pas tout.

Le cadre d’une action internationale est maintenant posé.

Et – loin de s’en satisfaire – le Soir le constate : d’autre bras de fer doivent maintenant se jouer ailleurs. Dans chacun des Etats participants, entre gouvernement et société.

Le Figaro aussi évalue ce bilan pour ce qu’il est et il emploie l’image de la tour de Babel. La COP c’est 39.000 participants, 200 pays.

Alors, bien entendu il est presque impossible de se mettre d’accord, la méthode est lente, faite de tout petits pas et toute pleine d’effets indésirables.

En somme, pour la prochaine édition, déjà, le quotidien livre un conseil, viser beaucoup plus haut que ce que la politique climatique parvient à faire.

Côté positif ? Il n’est plus possible aujourd’hui de faire sa campagne sur le déni climatique.

On l’oublie un peu vite, constate le Standaard, mais il n’y a pas si longtemps, Donald Trump fondait son élection là-dessus.

Aujourd’hui, une COP plus tard, on imagine même plus cela possible, mais la vérité aussi, ajoute le même quotidien, c’est que les bouleversements nécessaires pour limiter le changement climatique, ces modifications doivent se produire si rapidement, si globalement qu’elles ne pourront probablement jamais se faire d’un claquement de doigts entre diplomates.

Ce qu’il convient de faire ? Ne pas baisser les bras, conseille la Libre. Pousser et pousser encore pour qu’enfin le monde bascule vraiment du bon côté.

 

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