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Matin Première

Revue de presse : 7000 personnes sont mortes dans les maisons de repos

Et dans la presse ce matin, on revient aussi sur ce rapport cinglant d’Amnesty International.

7000 personnes sont mortes dans les résidences

Il suscite l’indignation du Morgen.

7000 personnes qui sont mortes dans les résidences. Des droits humains bafoués. Normalement, quand on parle de non-respect des droits fondamentaux, on pense à des régimes totalitaires, éloignés, la Corée du Nord, l’Arabie saoudite.

Mais ce que nous dit Amnesty International, c’est que ça s’est produit ici, chez nous, sous nos yeux. En raison d’un sous-investissement chronique dans les maisons de repos et de soins. Nos gouvernements portent une responsabilité écrasante, dit De Morgen. Le monde politique ne peut pas ignorer ces témoignages.

Il ne peut pas se contenter de dire " nous avons tiré les leçons de la crise ".

Les faits sont tellement graves, dit le quotidien flamand, qu’il faut mettre en place une commission d’enquête indépendante. C’est l’appel lancé par l’éditorialiste.

La rentrée des classes

Et c’est l’occasion pour La Libre de rendre hommage au monde enseignant, un monde trop souvent critiqué.

Et pourtant, dans cette situation complexe, ils font un travail formidable.

Ces professeurs, ces directions, obligés de s’adapter à de nouvelles restrictions, obligés de réinventer l’école.

Il ne faut pas croire que ces deux semaines de congé ont été pour eux des semaines de repos. Partout, les équipes ont dû se mobiliser pour organiser cette rentrée, pour imaginer une nouvelle manière de transmettre les savoirs. Donner cours devant un écran, parler avec un masque toute une journée, oui, tout ça demande du courage et de la ténacité.

Un grand coup de chapeau à ces professionnels. Mais aussi aux élèves, qui continuent de se concentrer, d’être attentifs, parfois sans le contact avec ce professeur tant aimé, celui qui transmet sa passion. Apprendre sans voir ses copains, privé de faire la fête.

Vivre, grandir et apprendre en 2020, demande de l’imagination et de l’énergie.

La Libre conclut son édito par cette jolie citation du philosophe Sénèque :

La vie, ce n’est pas attendre que l’orage passe, c’est apprendre à danser sous la pluie.

Faut-il faire porter le masque aux enfants de moins 6 ans ?

Dans ce contexte de rentrée, il y a aussi toujours cette polémique autour de cette décision : la commune de Courcelles veut imposer le port du masque dès 6 ans. Finalement, face à la levée de boucliers, la bourgmestre a fait marche arrière. Les parents qui ne veulent pas que leur enfant porte le masque pourront le notifier par écrit.

Pourtant, rappelle l’Avenir, nos autorités et les experts ont été très clairs sur ce point : il n’y a pas de raison objective d’imposer le masque aux moins de 12 ans. La ministre de l’enseignement Caroline Désir a d’ailleurs dû rappeler la commune de Courcelles à l’ordre.

Une nouvelle polémique entre différents niveaux de pouvoirs : désolante.

À croire que l’appel à la clarté et à la cohésion, réclamées de toutes parts ces derniers mois, n’a pas été entendu.

Violences envers des policiers à Bruxelles ce week-end

Trois policiers victimes d’agressions alors qu’ils menaient des contrôles. La vidéo a été diffusée par les syndicats de police.

Les agresseurs présumés ont été relâchés le lendemain de leur audition. Et pour la Dernière Heure, cette décision " renforce une nouvelle fois le sentiment d’impunité des voyous". Surtout, elle casse le travail quotidien de la police, décourage les autorités locales dans leurs actions sociales, délivre un message incompréhensible à l’égard des habitants, premières victimes de ces actes de délinquance. Pire, "elle ravive la parole raciste d’une partie de la population qui n’hésite plus à se déchaîner sur les réseaux sociaux. "

Cette décision du parquet de Bruxelles, elle a aussi été critiquée par le ministre de la Justice. Vincent Van Quickenborne réclame des explications. Et il a promis que si des infractions étaient commises, leurs auteurs seraient poursuivis, punis et condamnés. Et ça, c’est un peu limite pour De Standaard, qui se pose la question :

Jusqu’où un ministre de la justice peut-il aller ?

Peut-il intervenir dans une affaire ? Vincent Van Quickenborne fleurte avec les limites, dit le quotidien flamand.

 

 

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