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Révocation du droit à l’avortement aux USA : "C’est un triste jour pour le pays, un retour de 150 ans en arrière" déclare Joe Biden

USA : la Cour suprême attaque le droit à l'avortement

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24 juin 2022 à 15:50 - mise à jour 24 juin 2022 à 18:10Temps de lecture2 min
Par Belga, édité par Sandro Faes Parisi

Le président des Etats-Unis Joe Biden a déclaré vendredi que la décision de la Cour suprême annulant le droit à avorter était une "erreur tragique" et le résultat d'une "idéologie extrémiste".

"La santé et la vie des femmes de ce pays sont maintenant en danger", a martelé le démocrate  dans la foulée de l'arrêt historique, déplorant un "triste jour" pour l'Amérique qui fait désormais figure "d'exception" dans le monde.

"Cette décision est le résultat d'un effort délibéré depuis des décennies pour rompre l'équilibre de notre droit", a-t-il déclaré.

Libertés personnelles

La Cour de neuf juges, qui porte pour longtemps l'empreinte de la droite religieuse américaine suite aux nominations faites par Donald Trump, "ramène littéralement l'Amérique 150 ans en arrière" en invoquant d'anciennes jurisprudences, a-t-il déploré dans le grand hall d'entrée de la Maison Blanche. Des femmes occupant des postes-clés à la Maison Blanche s'étaient rassemblées pour écouter les propos présidentiels, dans un silence pesant et avec des mines sombres.

Le président a demandé à ses compatriotes de poursuivre le combat de manière "pacifique", et surtout de défendre "dans les urnes" le droit à l'avortement et toutes les autres "libertés personnelles" à l'approche des législatives de mi-mandat qui s'annoncent difficiles pour son camp démocrate.

Joe Biden, dont la cote de popularité est chancelante, a promis de faire "tout ce qui est en (son) pouvoir", par voie de décrets et décisions réglementaires, pour tâcher malgré tout de protéger l'accès aux interruptions volontaires de grossesse, désormais menacé dans la moitié des Etats américains.

La Cour nous emmène sur une voie extrêmement dangereuse

Le président s'est en particulier engagé à protéger le droit des Américaines à voyager pour se rendre dans un Etat où l'avortement resterait légal, ainsi que l'accès aux pilules abortives, utilisées en tout début de grossesse. 

Mais il a reconnu que sa marge de manoeuvre était réduite et que seul le Congrès américain pouvait rétablir ce droit dont bénéficiaient toutes les Américaines depuis 1973, en votant une législation fédérale qui écraserait les décisions des Etats - et notamment de ceux aux mains des républicains.

Le président, fervent catholique de 79 ans devenu rempart improbable du droit à l'avortement, a aussi mis en garde contre les potentielles répercussions de l'arrêt rendu vendredi sur d'autres acquis: la contraception et le mariage pour tous. "La Cour nous emmène sur une voie extrêmement dangereuse", a-t-il dit.

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