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Belgique

Réunions VNV: le cdH réclame la démission de Theo Francken

Le cdH réclame la démission de Theo Francken après la révélation de courriels
15 oct. 2014 à 05:471 min
Par Belga News

Le magazine flamand Humo publie - comme il l'avait déjà fait en 2011 - des courriels envoyés en 2007 par Theo Francken à propos de ce VNV dans lesquels il tient des propos menaçants et homophobes: "Si certains révélaient ces réunions secrètes, ils recevraient une balle ou devraient passer une nuit avec Christian Dutoit", un homosexuel flamand notoire. Theo Francken y fait également part de son espoir de voir la fin de la Belgique.

"Organiser des réunions d'extrême-droite et en être l'instigateur, ce n'est pas de l'humour, c'est pénalement condamnable", indique le parti humaniste pour appuyer sa demande de démission. "Tenir des propos homophobes dans des écrits, ce n'est pas de l'humour, c'est également condamnable aux yeux de la justice", ajoute le cdH.

Selon ce parti, Theo Francken "ne doit même plus venir s'expliquer devant le Parlement, il devrait garder ses explications pour les tribunaux".

Le cdH rappelle des propos tenus mardi soir par le Premier ministre, Charles Michel (MR), indiquant qu'il ne pourrait plus tolérer de nouveaux problèmes avec les membres N-VA de son gouvernement.

"Charles Michel doit dès lors écarter sans délai le secrétaire d'Etat N-VA de son gouvernement. Nous regrettons qu'il n'ait pas condamné et renvoyé messieurs Francken et (le ministre N-VA de l'Intérieur, Jan) Jambon dès hier", poursuit le communiqué.

"Chaque minute qui s'écoulera sans les écarter sera une preuve de complicité et d'acceptation d'être aux côtés de personnages homophobes, extrémistes et prônant la fin de notre pays", souligne le cdH, pour lequel "rien ne peut excuser de genre de comportements". "Theo Francken ne s'en sortira pas par 'l'humour' ou par des excuses", conclut le parti humaniste.

Jusqu'ici, contrairement à d'autres formations, le cdH n'avait pas formulé de demande de démission, ni de Theo Francken, ni de Jan Jambon pour ses propos controversés sur la collaboration.

Sa cheffe de groupe à la Chambre, Catherine Fonck, avait affirmé que le Premier ministre doit d'abord sanctionner les comportements reprochés et s'assurer qu'il n'y en aura plus à l'avenir.


Avec Belga

Affaire Francken, les suites

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