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Retour de zone rouge : les étudiants doivent-ils respecter la quarantaine en cas d'examen en présentiel ?

Retour de zone rouge : les étudiants doivent-ils respecter la quarantaine en cas d'examen en présentiel ?
30 déc. 2020 à 16:212 min
Par M.F.

C’est officiel, les personnes de retour d’une zone rouge devront se soumettre à un test PCR ainsi qu’à une quarantaine obligatoire pour tout séjour de 48 heures ou plus. Alors que certains examens se dérouleront en présentiel en Fédération Wallonie-Bruxelles à quelle règle doivent se plier les étudiants ?

Avec le tour de vis effectué par le gouvernement à propos des retours de l’étranger, difficile de savoir ce qu’il en est pour les situations particulières. Alors que les premiers examens de la session de janvier se déroulent dès le 4, c’est l’incertitude pour les étudiants à l’université ou en haute école. Tandis qu’il est possible qu’ils doivent se présenter en personne sur le lieu de leurs études pour passer une épreuve si cruciale à leur réussite, les autorités ont pensé à eux et leur octroient une exception dédiée.

"Les étudiants sont autorisés à interrompre exceptionnellement leur quarantaine pour présenter un examen (uniquement pour présenter l’examen)", peut-on lire dans le communiqué du gouvernement ce mercredi. En d’autres termes, la mise à l’écart de l’étudiant peut être rompue uniquement pour se rendre sur le lieu de l’examen et passer celui-ci avant de la reprendre une fois la copie rendue.


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L’objectif de ce durcissement des règles de dernière minute est d’éviter que le trafic international de voyageurs n’accélère à nouveau la propagation du coronavirus sur notre territoire. Pour en savoir plus sur les modalités pratiques ainsi que les autres exceptions.

La FEF s’indigne

Même si cette règle pourrait en soulager certains, la pilule a du mal à passer du côté de la Fédération des étudiants francophones (FEF). Ce collectif étudiant s’interroge sur le bien-fondé de l’exception accordée aux étudiants dont un examen se déroule en présentiel. "Alors que les conditions de la session de janvier sont déjà particulièrement stressantes pour les étudiants, le comité de concertation vient de leur rajouter une source d’inquiétude", écrivent-ils dans un communiqué.

Ce que la FEF déplore c’est avant tout le choix de certains établissements d’enseignement supérieur d’opter pour le présentiel, engendrant la présence de "hordes de, parfois, 600 étudiants" sur les campus et donc, parfois, dans les mêmes transports.

"La sécurité sanitaire des étudiants doit être une priorité pour nos autorités politiques", écrit aussi la fédération estudiantine dans son communiqué avant de conclure, demandant au Comité de concertation ainsi qu’à la ministre en charge de l’enseignement supérieur, Valérie Gatigny, "de revoir cette exception pour les étudiants, qui ne leur permet pas d’aborder cette session de manière sereine et qui pourrait les mettre en danger".