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"Rendez-nous la messe": les catholiques de France font entendre leur voix

"Rendez-nous la messe": les catholiques de France font entendre leur voix
15 nov. 2020 à 16:34Temps de lecture2 min
Par Belga

"Il me manque un guide": comme le week-end précédent et malgré quelques interdictions, des centaines de catholiques se sont rassemblés dimanche dans plusieurs villes de France pour demander la levée de l'interdiction des messes en public imposée par le gouvernement pendant le reconfinement.

A l'approche de la période de l'Avent qui précède Noël, ils étaient ainsi 300 fidèles à Bordeaux et Nantes, une centaine à Strasbourg, à réclamer de pouvoir assister à des offices, malgré la décision du Conseil d'Etat qui a confirmé il y a une semaine l'interdiction des cérémonies religieuses avec un large public.

"La messe est indispensable à la vie chrétienne, on ne peut pas vivre pleinement sa foi sans prendre part à l'eucharistie, c'est une exigence pour notre foi. Notre seule revendication est: rendez-nous la messe", a fait valoir l'organisateur du collectif pour la messe à Nantes, Marc Billig.

S'ils ne peuvent recevoir du public, les prêtres peuvent toujours célébrer l'office et le retransmettre, par exemple, sur les réseaux sociaux.

"Le gouvernement ne comprend pas que ça ne suffit pas pour un chrétien d'être chez soi et de prier chez soi", répond l'abbé Guillaume Touche, 30 ans, soutane noire et col blanc présents dans le rassemblement bordelais.

Il me manque un guide

"Il me manque un guide", renchérit Jacqueline, 72 ans. "On bouffe, on sort, on rentre. On ne fait que ça. On est comme des animaux."

Les Bordelais ont pu se réunir devant leur cathédrale, contrairement aux Strasbourgeois et aux Nantais qui, sur décision de la préfecture, ont dû migrer vers une place du centre-ville.

A Nantes, un prêtre a fait entrer au compte-gouttes quelques fidèles dans l'église Saint-Nicolas pour leur donner l'eucharistie, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les organisateurs du rassemblement de Bordeaux, malgré leurs appels, n'ont pu empêcher des fidèles de s'agenouiller pour prier et sont donc convoqués lundi matin au commissariat, la prière sur voie publique n'étant pas autorisée.

Ce sont aussi des prières de rue, constatées vendredi soir devant l'église Saint-Sulpice à Paris (VIe arrondissement), qui ont poussé la préfecture de police (PP) à interdire un rassemblement prévu dimanche soir au même endroit.

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin doit recevoir lundi matin "pour la seconde fois les représentants des principaux cultes" afin d'évoquer "les conditions dans lesquelles pourraient se tenir à nouveau des cérémonies dans les lieux de culte en fonction de l'évolution de la situation sanitaire".

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