Diables Rouges

Rencontre exclusive Merckx-Hazard : "On reçoit le talent génétiquement, mais après il faut travailler"

21 mars 2019 à 09:00Temps de lecture2 min
Par Maxime Berger avec Rodrigo Beenkens

En exclusivité pour la RTBF, Eddy Merckx (73 ans) et Eden Hazard (28 ans) se sont rencontrés au Belgian Football Center de Tubize. Des points communs, des différences : un entretien intéressant entre deux vedettes belges.

"On s’est déjà parlé au téléphone, mais on ne s’est jamais rencontré. Ca fait vraiment plaisir", introduit Eden, "On a suivi le vélo en famille, surtout en vacances car c’était la période du Tour de France. C’est le seul grand Tour auquel je suis attentif. Je suis un fan sans être un grand fan de vélo." "Si Eden était un coureur cycliste ? Il aurait été fort dans Paris-Roubaix. Vu son poids, il aurait été pas mal dans la montagne je crois", suggère Eddy, qu’Eden aurait bien vu en numéro 10 sur un terrain de foot.

Les deux icones se sont ensuite entendues sur l’importance de l’éducation et des valeurs dans la vie et dans la pratique du sport. "Il faut toujours rester soi-même, ne pas penser qu’on est quelqu’un d’autre. On reçoit le talent génétiquement, mais après il faut travailler. Le talent seul ne suffit pas", raconte le Cannibale. "L’éducation, c’est quelque chose de formidable. Si je suis là, c’est aussi grâce à l’éducation reçue", confirme le Diable.

Un point commun suivi d’une différence, leur rapport à la défaite. "Je ne me rends pas malade après un mauvais résultat car je relativise beaucoup. Bien évidemment, je ne suis pas content quand je perds. Je me dis que ça ne peut pas toujours être les mêmes équipes qui gagnent. On m’a toujours appris à penser au match d’après", pense Eden. Eddy : "Moi j’étais fâché, j’essayais de trouver la raison pour laquelle je n’avais pas gagné. Je pense toutefois qu’il faut accepter d’être battu, ça fait partie du jeu."

Autre émotion, le rapport à la souffrance. "Quand j’ai commencé à Lille, à 18 ou 19 ans, je ne ressentais pas trop les coups. J’ai plus de 500 matches professionnels, je reçois beaucoup de coups, ça se ressent dans les chevilles et les genoux", détaille Eden. "Le sport cycliste est plus un sport endurant. Il y a moins de coups, mais il y a des chutes", complète Eddy.

L’entretien se boucle sur l’opposition entre le FC Barcelone, dont Eddy a été socio, et le Real Madrid, qui fait les yeux doux au médian de Chelsea. Que pensera le champion de 73 ans si le Diable de 28 ans venait à rejoindre les Madrilènes ? "Il va venir à Anderlecht bientôt", conclut Eddy avec le sourire.

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