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Rencontre avec Yew, qui réinvente plus que sa musique !

Rencontre avec Yew, qui réinvente plus que sa musique !
26 sept. 2018 à 07:313 min
Par François Colinet

Assumant un virage pop-rock mais gardant des touches celtiques, le groupe belge sera en concert gratuit ce jeudi 27 septembre au Reflektor à Liège pour présenter son album "Bam Bam Bam". Avec Atome en première partie. A découvrir !

Depuis quelques temps déjà, plusieurs artistes de chez nous explosent et montrent la diversité des talents de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Pensons aux réussites rap de Damso et Roméo Elvis entre autres. Mais aussi aux univers plus pop de Loïc Nottet ou encore Alice on the Roof, Angèle et Mustii qui annoncent tous trois des albums très attendus.

Derrière ses locomotives, des dizaines de talents au succès plus discret, font vivre la musique sous toute ses formes dans notre Communauté. A l’occasion de sa fête ce jeudi 27 septembre, un double concert gratuit est organisé au Reflektor de Liège avec en première partie le groupe Atome, récent vainqueur du Franc’Off à Spa, avant de (re)découvrir l’univers de YEW qui modifie sa trajectoire tout en gardant ses amours celtiques en filigrane d’un rock communicatif ! Rencontre avec Damien Chierici (violon) et Jean- Paul Kasprzik (chant/guitares) pour parler de " Bam Bam Bam " un deuxième album enregistré en studio…en public !

Comment définiriez-vous ce deuxième album ?

Jean-Paul Kasprzik : en fait, depuis le début de l’histoire du groupe, notre style a beaucoup évolué. Au début, on faisait vraiment ce que l’on appelle du "rock celtique". On l’assumait totalement en jouant des chansons de bars irlandaises et des thèmes traditionnels. L’idée centrale était de faire un mur du son pour faire la fête. Nos compositions originales allaient dans ce sens.

Aujourd’hui, en gardant les mêmes instruments, violon, bouzouki, mandoline, en plus des instruments habituels d’un groupe de rock, on a pris un virage plus pop/rock. Les éléments celtiques sont devenus un fond sonore qui nous caractérise. Et nos compositions sont, désormais, devenues 100% personnelles.

YEW - Lost (Official Music Video)

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Rencontre avec Yew, qui réinvente plus que sa musique !

Votre processus de création a-t-il aussi évolué ?

Damien Chierici : à sept, il faut vraiment réfléchir à rentabiliser notre temps au mieux, vu qu’on est tous dans de multiples projets. Personnellement, je joue aussi  avec Dan San par exemple.

Et on aime tellement le contact avec le public que l’on a voulu lui proposer une expérience nouvelle : assister en direct à notre enregistrement, avec un casque sur les oreilles pour en saisir un maximum de nuances. On inverse la logique moderne qui veut que, souvent chaque musicien enregistre sa partie dans sa cabine et, ensuite on peaufine le mixage parfois à l’infini. En studio,  on n’arrivait pas à retrouver la magie de la scène que l’on adore !  C’était frustrant de faire chacun sa prise dans son coin. Ici  pour enregistrer, on a réuni un public autour de nous.

On a joué en live complet, juste deux sessions entourés de 50 personnes. C’était un saut sans filet très excitant. L’ingénieur du son est avec nous sur scène. Comme tout le monde a un casque, les barrières disparaissent. On est tous logés à la même enseigne.

Les gens sont un peu perturbés au début mais ils rentrent très vite dans l’idée. Certains restent concentrés, assis par terre dans un coin, d’autres déambulent sans arrêt, essayant de tout voir. On garde des images magnifiques de cet enregistrement, des réactions des gens. Cet échange sans mots, leurs regards, leurs réactions enlève le côté aseptisé des sessions en studio. On a investi dans 150 casques sans fil pour pouvoir réitérer l’expérience dans des centres culturels. On a hâte.

Vous revenez d’une jolie petite tournée au Canada…

Jean-Paul Kasprzik : qui a mal commencé puisqu’on a raté le concert le plus important ou plein de professionnels venaient nous voir parce que l’avion a eu…30 heures de retard ! On est arrivé une heure après l’horaire prévu de concert. C’était hyper frustrant mais, en même temps, une super expérience pour exporter notre musique.

D’ailleurs c’est marrant de constater que  sur Spotify nous sommes, par exemple, plus écoutés au Canada, aux Etats unis ou a Londres qu’en Belgique. La réalité de l’industrie du disque a vraiment totalement changé. Avant on se battait pour distribuer des CD à l’international, pays par pays. Aujourd’hui, le CD n’est plus qu’une carte de visite. Les collectionneurs préfèrent le vinyle. L’objet est plus beau. Donc, on a décidé de vendre notre album en vinyle, en y ajoutant un cd à l’intérieur.  Vendre un CD n’a plus beaucoup de sens pour nous.

Entretien : François Colinet

En concert : jeudi 27 septembre au Reflektor de Liège (Gratuit)

YEW " Bam Bam Bam "

 

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