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Politique

Réforme des pensions : "Les propositions ministérielles vont dans le bon sens mais sont insuffisantes", selon le MOC

Réforme des pensions : "Les propositions ministérielles vont dans le bon sens mais sont insuffisantes", selon le MOC
31 janv. 2022 à 14:432 min
Par Belga

Certaines propositions ministérielles en rapport avec la réforme des pensions "vont dans le bon sens même si elles sont insuffisantes", estime lundi le Mouvement ouvrier chrétien (MOC), qui "relève des changements positifs par rapport aux orientations prises par le gouvernement précédent et par son ministre des Pensions".

"Rétablir la confiance et la lisibilité des réformes plutôt que susciter des craintes pour l'avenir des pensions ainsi que le retour à la concertation sociale et à l'implication des organes consultatifs est une réorientation que nous soutenons absolument", souligne le MOC au sujet de la réforme des pensions mise en discussion au Conseil des ministres.

"Nous saluons la volonté de la ministre Lalieux d'améliorer le taux de remplacement (notamment par une hausse du plafonnement salarial des pensions), de "moderniser" le système en prenant en compte des évolutions familiales et sociales, et de réduire les inégalités entre hommes et femmes", ajoute le Mouvement ouvrier chrétien. 

Assouplissement du côté de la pension anticipée

Parmi les points positifs, le MOC relève notamment l'assouplissement des conditions d'accès à la pension anticipée, la meilleure prise en compte des emplois à temps partiel et des carrières courtes pour la pension minimum ou encore l'intention de prendre en compte certains types d'emplois qui aujourd'hui ne permettent pas de se constituer des droits à une pension. Il se félicite aussi de l'augmentation de la durée du droit à l'allocation de transition pour les jeunes veufs ou veuves et de la garantie d'un minimum d'allocation.

Cependant, des éléments fondamentaux n'ont pas été évoqués, estime l'organisation. C'est le cas, selon elle, de l'âge légal de la retraite qui devrait rester à 65 ans, de la durée de carrière complète qui devrait être réduite à 40 années, ou encore de la mise en place de critères de pénibilités.

"L'allongement des carrières et l'abandon de la question des pénibilités auraient pour conséquence d'accélérer l'augmentation déjà préoccupante du nombre de personnes en invalidité, alors que le gouvernement vient de décider de mesures supplémentaires touchant les personnes en invalidité dans le cadre du budget 2022", pointe le Mouvement ouvrier chrétien.

La généralisation du 2ème pilier, un point d'attention

Le MOC met par ailleurs en garde contre les dangers de certaines propositions annoncées. "La généralisation du 2e pilier (pension complémentaire) à minimum 3% de prime sur le salaire brut tel que prévu par l'accord de gouvernement, ne peut se faire qu'au détriment du financement du 1er pilier en raison du manque à gagner résultant des avantages fiscaux et moindres cotisations accordés", estime-t-il notamment. 

Par ailleurs, la condition de 10 années de travail effectif pour accéder à la pension minimum remet implicitement en cause le principe des périodes assimilées (de chômage, d'invalidité, de crédit-temps, de prépension (RCC) par exemple), note-t-il encore. Quant à la pension à temps partiel, elle "ne permet plus de se constituer des droits à la pension contrairement à d'autres modalités de fin de carrière".

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Journal télévisé 15/05/2019

Pensions : où en est-on ?

JT 19h30

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