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Réforme de la province: "brutale et hallucinante", selon le PS namurois

Réforme de la province: "brutale et hallucinante", selon le PS namurois
25 sept. 2020 à 12:29 - mise à jour 25 sept. 2020 à 12:292 min
Par N.L. avec Belga News

En prélude à un conseil provincial qui s'annonce houleux et en présence de nombreux agents provinciaux inquiets, le PS namurois s'est insurgé vendredi sur la manière, qualifiée de "brutale" et d'"hallucinante", de procéder à la réforme de l'institution provinciale par la voix du chef du groupe socialiste, Antoine Piret.

Les critiques sur les choix annoncés pour un futur proche sont nombreux. "On supprime tout le volet humain, médical et social de l'action provinciale", a dénoncé le bourgmestre de Sambreville, Jean-Charles Luperto.

La majorité MR/CDH/Défi avait annoncé voici quinze jours son intention de diminuer de 20% les effectifs du personnel provincial en ne procédant pas au remplacement des agents en fin de contrat ou pensionnés.

Le député-président Jean-Marc Van Espen (MR) avait aussi annoncé la fermeture de treize services de l'institution provinciale. Et ce afin de trouver le budget nécessaire à la prise en charge de des zones de secours, mesure décidée par le gouvernement wallon. A l'horizon 2023, la province de Namur devra contribuer aux zones de secours à hauteur de 23,3 millions d'euros.

Une centaine d'agents provinciaux s'est déplacée vendredi devant la Bourse de Namur où l'assemblée était décentralisée pour respecter les distances sanitaires. La foule a réservé un accueil hostile à M. Van Espen lors de son arrivée, sifflements à l'appui.

Comme le groupe Ecolo précédemment, la Fédération PS namuroise s'est insurgée devant le manque de concertation. M. Piret a déploré une gestion "verticale et qui manque d'humilité alors que la majorité est extrêmement courte et qu'un dialogue avait été amorcé avec tous les partis" pour travailler sur ce dossier.

"On nous bassine avec les priorités de coconstruction et on décide cette réforme de manière autoritaire du haut vers le bas. D'autre provinces comme celle du Hainaut ont invité les services à la réflexion sur la réforme", a conclu M. Luperto.

Selon le groupe socialiste, d'autres solutions budgétaires s'offrent à l'institution provinciale pour financer les zones de secours : "On pourrait, par exemple, réduire drastiquement les frais de communication dont les députés provinciaux namurois abusent parfois. Nous plaidons aussi pour que le Collège fasse preuve d'exemple en matière de gouvernance et que si on réduit le nombre de personnel de 20%, eh bien que les députés de la majorité réduisent aussi leur nombre et que l'on passe de trois à quatre députés" a proposé Antoine Piret.

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