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Belgique

Réforme de l'Etat: la FGTB wallonne choisit la Région

Thierry Bodson, le chef de la FGTB wallonne
07 févr. 2013 à 18:50 - mise à jour 07 févr. 2013 à 18:572 min
Par Belga News

En raison de sa capacité fiscale, des compétences qu'elle détient déjà et de la concertation sociale qui y est menée, la Région est mieux armée que la Fédération Wallonie-Bruxelles (nouveau nom de la Communauté française) pour faire face aux besoins de la population, résume une motion.

"Dès lors, les allocations familiales et les compétences en soins de santé et aide aux personnes visées par l'accord institutionnel devraient en toute logique être régionalisés", poursuit-elle.

La FGTB a appelé le monde politique wallon à se prononcer à son tour sans tarder. "Nous avons déjà perdu un an et c'est toujours la cacophonie. Il y a ceux qui sont pour la Région, les autres pour la Fédération et les troisièmes pour un peu des deux. Il faut siffler la fin de la récréation et se fixer sur un modèle", a demandé le secrétaire général, Thierry Bodson.

Jusqu'à présent, la majorité Olivier s'est exprimée en des sens divers, entre un PS qui penche vers la Région, un cdH plus favorable à la Fédération Wallonie-Bruxelles et Ecolo qui prône une troisième voie.

Le syndicat a également exhorté les responsables politiques à agir avec méthode, en définissant d'abord les orientations socio-économiques qui guideront les nouvelles compétences. A ses yeux, ces transferts doivent être une opportunité pour la Wallonie.

"Cette sixième réforme de l'Etat, qu'on l'aime ou pas, on doit la réussir, particulièrement en Wallonie. Si on ne la réussit pas, on donnera des armes à ceux qui veulent déjà parler d'une septième réforme", a averti M. Bodson.

Cette réforme de l'Etat ne passe pas auprès de tous les militants, qui y voient le début d'un détricotage de la sécurité sociale.

"Si on cède au chantage aujourd'hui, que fera-t-on demain pour arrêter la marche infernale de la N-VA", a demandé l'un deux, Antoine Ruggieri, membres des prépensionnés de la FGTB.

Le secrétaire général s'est voulu lucide. "Il y a un accord politique qui a suivi 500 jours de crise. Ne faisons pas croire à nos affiliés que quelque chose pourra être modifié et que l'on va revenir vers une fédéralisation. Que ce soit bête ou intelligent, il faudra vivre avec", a-t-il expliqué.

La FGTB au même titre que les autres partenaires sociaux plaide pour l'établissement d'un socle commun aux différentes entités. "Mais quand on aura fait ça, ne faisons pas croire que les allocations familiales auront les mêmes montants pour tous les enfants de part et d'autre", a ajouté Thierry Bodson.

Pour poursuivre la concertation sociale à l'échelon régional, le syndicat socialiste préconise la création d'un lieu de négociation comparable au "Groupe des 10" fédéral. Il propose par ailleurs, pour assurer le lien entre la Wallonie et Bruxelles, que des accords de coopération soient conclus et que des structure faîtières soient créées si besoin était.

Plusieurs personnalités politiques ont assisté aux conclusions du congrès. Le PS était particulièrement bien représenté: Rudy Demotte, Jean-Claude Marcourt, Jean-Pascal Labille, Philippe Courard et Fadila Laanan. Le ministre Jean-Marc Nollet (Ecolo) et le député vert Stéphane Hazée étaient également présents.


Belga

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