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Obsèques de Chokri Belaïd: 40 000 Tunisiens dans la rue

Obsèques de Chokri Belaïd: 40 000 Tunisiens dans la rue
08 févr. 2013 à 06:161 min
Par Céline Biourge

Le corps de l'opposant tunisien assassiné mercredi, Chokri Belaïd, a été mis en terme vendredi à Tunis. A moment de l'inhumation, des milliers de voix ont crié "Allah Akbar" (Dieu est le plus grand) avant d'entamer l'hymne national et de réciter la fatiha, premier verset du Coran.

Hamma Hammami, dirigeant du Front populaire, la coalition de partis de gauche et d'extrême gauche à laquelle appartenait le défunt, a ensuite prononcé une oraison funèbre. Une minute de silence solennel a ensuite été respectée.

Le cimetière, son quartier et la mosquée qui s'y trouve étaient noirs de monde. "Selon les estimations de la police, quelque 40 000 personnes sont venues aux funérailles", a déclaré le porte-parole du ministère, Khaled Tarrouche.

Ces funérailles ont pris des allures de manifestation contre les islamistes au pouvoir. "Le peuple veut la chute du régime", a scandé la foule dans l'entrée du cimetière. La police a tiré des gaz lacrymogènes sur des dizaines de manifestants dans le centre de Tunis ainsi que sur des casseurs aux abords du cimetière. Des groupes de casseurs ont attaqué des voitures face au cimetière et la police les a dispersés avec du gaz lacrymogène, provoquant un bref mouvement de panique.

132 arrestations

La police a aussi pourchassé à coup de matraques et de gaz des jeunes manifestants qui scandaient "dégage, dégage" sur l'avenue Habib Bourguiba et dans les rues voisines du centre ville de Tunis. Un impressionnant dispositif de sécurité y était déployé, avec des militaires, des unités antiémeutes casquées ainsi que des hommes en civil cagoulés et armés de bâtons.

Concernant les heurts entre policiers et casseurs aux abords du cimetière et entre les forces de l'ordre et des manifestants dans le centre-ville, le porte-parole du ministère de l'Intérieur Khaled Tarrouche a précisé que "132 malfaiteurs ont été arrêtés".

"Mais grosso modo ça va, les manifestations dans le pays se sont bien passées", a-t-il ajouté. Il a cependant fait état de bâtiments publics et de locaux du parti islamistes Ennahda attaqués vendredi dans quelques villes tunisiennes, dont Mahdia (est) et Hammam-Lif, banlieue sud de Tunis.

D'après Belga

Tunisie: violences en marge des funérailles de l'opposant Chokri Belaïd

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