Reconstitution des circonstances du décès de Mawda à Ghlin: la version du policier se tiendra à une autre date

Affaire Mawda : reconstitution discrète

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06 juin 2019 à 15:00 - mise à jour 06 juin 2019 à 16:56Temps de lecture2 min
Par Pierre Wuidart, Martin Caulier & Vincent Clérin

Important service d'ordre ce jeudi après-midi aux alentours du site de l'ancienne Protection civile, chemin Bouteillier à Ghlin où se déroulait une étape décisive dans le dossier Mawda: la reconstitution des événements qui ont mené à la mort de la petite fille le 17 mai de l'année dernière à la suite d’une course-poursuite et d’un tir mortel de la police. L’objectif est de comprendre ce qui a mené à la mort de la fillette. Cette reconstitution, qui s'est tenue à l'abri des regards, dans les hangars, s'est terminée vers 17H30.

Le père de Mawda était présent

Tous les protagonistes étaient présents, réunis pour la première fois depuis les faits au même endroit. Le père de Mawda est arrivé vers 13h15, accompagné par son avocate Maître Selma Benkhelifa. La mère de la fillette ne l’accompagnait pas.

Autre personne présente, le chauffeur présumé de la camionnette. Cet Irakien, arrêté en Grande-Bretagne et extradé en avril dernier, a été amené sous escorte depuis la prison de Lantin où il est actuellement détenu. L’homme, tout comme les deux policiers qui l’accompagnent, porte des gants et un masque, en raison des cas de rougeoles recensés dans la prison liégeoise. À ce stade, il nie toujours avoir été le chauffeur de la camionnette, même s’il reconnait en avoir été le passager. Son ADN a cependant été retrouvé sur le volant du véhicule et sur le boitier de vitesse.

La reconstitution de la version du tireur se tiendra un autre jour

Il s'agit ici d'une étape décisive dans l'enquête. Du résultat de la reconstitution pourrait dépendre l'inculpation du policier tireur. Il n'est à ce stade toujours pas inculpé. Les expertises balistiques réalisées jusqu’à présent n’ont pas permis de déterminer si son tir était volontaire ou non. Le policier responsable du tir était également présent mais sa version n'a pu être entendue ce jour.  Elle fera l'objet d'une nouvelle reconstitution.

Selon son avocat, le policier aurait tiré dans les pneus dans le but de créer une "crevaison lente" et ainsi stopper le véhicule. Au moment du tir, le chauffeur de la voiture de police aurait donné un coup de volant afin d'éviter une embardée de la camionnette et le coup de feu serait parti. 

La reconstitution d'aujourd'hui devrait permettre d'éclaircir les circonstances du coup de feu. Elle a été faite à la demande de la juge d'instruction en charge du dossier.

 

 

Le site de l'ancienne protection civile était gardé.
Le site de l'ancienne protection civile était gardé. Pierre Wuidart
L'arrivée des différents personnes présentes la nuit du drame pour la reconstitution
L'arrivée des différents personnes présentes la nuit du drame pour la reconstitution Pierre Wuidart
Le hangar de l'ancienne Protection civile dans lequel s'est déroulée la reconstitution
Le hangar de l'ancienne Protection civile dans lequel s'est déroulée la reconstitution Pierre Wuidart

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