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Bien-être - Santé

Recensement des nanoparticules dans l'alimentation

Recensement des nanoparticules dans l'alimentation
11 juin 2020 à 05:002 min
Par RTBF TENDANCE avec AFP

Elle indique dans un avis avoir "référencé 37 substances, utilisées en tant qu’additifs ou ingrédients alimentaires et pour lesquelles elle considère que la présence de nanoparticules est avérée" (au nombre de 7 dont un suspendu) ou "suspectée" (30 dont : l’aluminium, l’argent, l’or, le phosphate de magnésium….).

Comme additifs ou ingrédients dans de nombreux produits

Ces nanomatériaux sont non seulement utilisés comme additifs, pour améliorer l’aspect du produit mais aussi pour améliorer la sécurité du conditionnement (par exemple le nano-argent pour son anti-microbien) ou pour une raison "nutritive" (carbonate de calcium utilisé dans les laits infantiles pour atteindre une teneur suffisante en calcium).

A partir des bases de données de l’alimentation (Oqali, GNPD), près de 900 produits alimentaires intègrent au moins un additif ou un ingrédient répondant à la classification "substances pour lesquelles la présence de nanomatériaux manufacturés est avérée". Pour autant, cela ne peut être assimilé à une présence de nanomatériaux dans chaque produit ou lot, note l’Anses.

Les plus concernés sont le lait infantile (25,6%), les confiseries (15,6%), les céréales du petit-déjeuner (14,8%), les barres céréalières (12,9%), les viennoiseries et desserts surgelés (10,9%).

Toutefois, l’Anses souligne que ce recensement a été effectué avant la suspension en France du E171 (dioxyde de titane), une poudre utilisée principalement comme colorant, pour blanchir ou intensifier la brillance des produits alimentaires.

Quel risque pour le consommateur ?

En Belgique, la déclaration des substances à l’état nanoparticulaire est obligatoire selon l’arrêté royal du 27 mai 2014 et concerne les matériaux manufacturés et dont la taille se situe entre 1 et 100 nm.

"Malgré ces obligations, l’identification et la traçabilité des nanomatériaux dans le domaine de l’alimentation s’avèrent encore aujourd’hui limitées", constate l’agence sanitaire. Or c’est "une étape indispensable à l’évaluation des risques sanitaires", souligne-t-elle.

La prochaine étape, après cet état des lieux, consistera à étudier les risques sanitaires que pourraient représenter ces substances pour les consommateurs.

En raison des "incertitudes sur les risques" que représentent les nanomatériaux dans l’alimentation, l’Anses rappelle qu’elle conseille de "limiter l’exposition des consommateurs" aux nanomatériaux dans l’alimentation en évitant les "usages superflus" et "en favorisant les produits sûrs, dépourvus de nanomatériaux et équivalents en termes de fonction et d’efficacité".

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