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RDC: un chef rebelle de l'Ituri, Cobra Matata, arrêté et bientôt transféré

Au centre, le "colonel" Banaloki Matata, alias "Cobra Matata", photographié le 26 juillet 2006.
03 janv. 2015 à 01:14Temps de lecture2 min
Par Belga News

"Cobra Matata" dirige les Forces révolutionnaires patriotiques de l'Ituri (FPRI), l'une des nombreuses milices qui se sont affrontées en Ituri de 1999 à 2007 sur des bases essentiellement ethniques pour le partage des richesses naturelles - au premier rang desquelles l'or - de ce district voisin de l'Ouganda, au prix de dizaines de milliers de morts.

Il a été arrêté vendredi par des éléments des Forces armées de la RDC (FARDC), puis amené au quartier général du secteur opérationnel des FARDC à Tséré, une localité située dans la périphérie-sud de la ville de Bunia, le chef-lieu du district.

Selon un officier des FARDC présent au moment de l'arrestation, ce chef milicien a voulu quitter clandestinement la ville, où il était cantonné depuis sa reddition pour retourner dans son maquis dans la collectivité des Walendu-Bindi.

Cobra Matata avait été intégré en décembre 2007 au sein des FARDC avec le grade de colonel, tout comme deux autres chefs de guerre, Peter Karim, du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), et Mathieu Ngudjolo, du Mouvement révolutionnaire congolais (MRC). Mais il a repris le maquis en juin 2010, prenant la tête des FRPI. Depuis lors, sa seule revendication véritablement claire est celle de sa réintégration dans l'armée comme général, avec ses hommes, et des grades d'officiers supérieurs pour ses principaux lieutenants.

Traqué, il avait fini par se rendre avec ses hommes et leurs proches aux FARDC le 22 novembre dernier, en présence du gouverneur de la province Orientale (nord-est de la RDC), Jean Bamanisa Saïdi.

Un officier des FARDC cité par Radio Okapi, parrainée par l'ONU, a annoncé l'arrivée samedi à Bunia d'un avion pour amener Cobra Matata à Kinshasa.

Cette arrestation met fin à la liberté de mouvement dont jouissait le chef milicien à Bunia depuis sa reddition le 22 novembre devant Jean Bamanisa Saïdi.

Depuis, seuls 65 miliciens, parmi eux de nombreux enfants, ont accepté de déposer les armes et de quitter la brousse pour rejoindre Bunia.

Des lieutenants de Cobra Matata sont cantonnés depuis plus d'un mois, avec plus d'un millier des combattants à Aveba, un village de la chefferie des Walendu-Bindi, non loin d'un campement militaire des forces loyalistes.

Plusieurs milliers de combattants des FRPI avaient déjà été démobilisés et intégrés à l'armée congolaise de 2004 à 2006, mais le groupe avait commencé à se reformer fin 2007 après le transfèrement de son chef, Germain Katanga, à la Cour pénale internationale (CPI) de La Haye. Celle-ci l'a condamné en mai à douze ans de prison ferme pour complicité de crimes de guerre et crimes contre l'humanité.

Belga

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