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RDC: les autorités rassurent sur le sort d'un militant détenu au secret

Christopher Ngoy (image d'archive)
10 févr. 2015 à 18:16 - mise à jour 11 févr. 2015 à 13:58Temps de lecture2 min
Par Belga News

Il s'agit de "rassurer" sur le fait que Christopher Ngoy est "bel et bien vivant", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Évariste Boshab, après les inquiétudes formulées par plusieurs organisations de défense des droits de l'Homme.

Officiellement, la "cérémonie" au ministère de l'Intérieur, devant quelques ministres et hauts responsables des services de sécurité ainsi que quelques dizaines de défenseurs des droits de l'Homme et journalistes, a marqué le "transfèrement" de M. Ngoy "à l'office du procureur général de la République".

Christopher Ngoy, qui était détenu depuis le 21 janvier, est resté calme durant toute la cérémonie.

"M. Ngoy Mutamba fait partie des organisateurs des manifestations de rue des 19 et 20 janvier 2015 dont le but déclaré était de renverser les institutions de la République", a affirmé le commissaire provincial adjoint chargé de la police judiciaire de Kinshasa.

Il n'a pas été "interpellé" pour des motifs politiques mais "plutôt [...] pour avoir posé des actes répréhensibles qu'il a reconnus sur procès verbal", a-t-il ajouté.

Dix infractions

Christopher Ngoy est poursuivi pour dix infractions, dont incendie volontaire, vandalisme, propagande subversive, incitation à la désobéissance civile, incitation à la haine raciale, incitation des militaires à commettre des actes contraires au devoir ou à la discipline, ou encore atteinte à la sûreté intérieure de l'État. D'autres personnes seront appelées prochainement comme lui devant la justice pour les même faits, ont indiqué les autorités.

Du 19 au 22 janvier, des manifestations avaient éclaté à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays pour dénoncer le projet de loi électorale alors examiné par le Parlement, avant de dégénérer en émeutes et pillages. La contestation a été violemment réprimée et 27 à 42 personnes, selon les sources, ont été tuées au cours de ces troubles.

La contestation s'était cristallisée autour d'une disposition du projet de loi qui aurait pu permettre au président Joseph Kabila, en poste depuis 2001, de rester au pouvoir au-delà du terme de son mandat fin 2016. Plusieurs opposants estiment que la nouvelle loi adoptée le 25 janvier risque toujours d'entraîner un report de la présidentielle de 2016.

Belga

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