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Raphaël Enthoven dans « Les Sentinelles » : « Je suis professeur de philosophie »

30 nov. 2020 à 12:10 - mise à jour 30 nov. 2020 à 14:01Temps de lecture2 min
Par Marie-Hélène Paternottre

L’invité de Caroline Veyt dans les Sentinelles est philosophe, essayiste, animateur de radio et de télévision. Il est très présent dans les médias, souvent en tant que passeur, ce qui lui correspond bien parce qu’il se considère avant tout comme un professeur de philosophie. Son dernier ouvrage s’intitule " Le temps gagné ", aux Editions de l’Observatoire.

Avant de le découvrir dans l'émission ce dimanche, voici son portrait:

Les sentinelles - le portrait de Raphaël Enthoven

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A la question " Pourquoi préférez-vous qu’on vous présente comme professeur de philosophie plutôt que comme philosophe ? ", Raphaël Enthoven répond : " Si je vous dis, moi, que je suis philosophe, cela prouve une chose, c’est que je ne le suis pas. Je laisse ce soin aux autres ".

A aucun instant, Raphaël Enthoven n’a pensé faire autre chose de sa vie que de la philosophie. Son père le lui avait dit alors qu’il était encore enfant, comme nous l’apprenons dans le désormais traditionnel portrait de l’invité en animation diffusé dans Les Sentinelles. Plus étonnant, on y découvre aussi son admiration pour le personnage de Rocky, le boxeur incarné par Sylvester Stallone dans la série de films du même nom !

Au sujet d’Albert Camus, l’un de ses auteurs favoris, disparu il y a 60 ans, mais toujours extrêmement actuel : " Paradoxalement, Camus, c’est celui qui vous dit que la vie n’a aucun sens et celui dont la lecture donne un sens à votre vie " Ou encore : " Camus est le meilleur ami des gens qui se lèvent le matin sans savoir pourquoi " explique Raphaël Enthoven à Caroline Veyt.

Le point de vue de l’invité des Sentinelles sur Hold up, ce film très controversé qui prétend dévoiler la face cachée de l’épidémie de Covid-19 : " On pourrait disserter des heures sur la nullité concertée, délibérée, de ce documentaire destiné à nous vider le cerveau et à le remplacer par de la croyance ". Mais selon Raphaël Enthoven : " Il faut le montrer car, qui est-on pour le censurer ? ".

Dans le dernier chapitre de l’émission, il est question de " cancel culture " ou culture de l’annulation, de l’effacement qui vise à boycotter des personnes pour des propos qu’elles ont tenus ou encore des personnages historiques pour des faits qu’ils ont commis. A ce sujet, Raphaël Enthoven dit : " Personne n’est mandaté par son passé, ou son histoire, ou son ethnie pour venir en défendre le souvenir aujourd’hui " et s’en explique dans Les Sentinelles.
 

 

  • Retrouvez Raphaël Enthoven aux côtés de Caroline Veyt ce dimanche 6 décembre à 22h sur La Trois. 
  • L'émission est disponible sur Auvio durant 1 an

 

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