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Rana Plaza: un an après, où en sont les ouvriers du textile au Bangladesh?

Rana Plaza: un an après, où en sont les ouvriers du textile au Bangladesh?
24 avr. 2014 à 06:531 min
Par Julien Vlassenbroeck

Un t-shirt made in Bangladesh, chez Zara, Camaïeu, Gap, H&M, Marks & Spencer ou encore Auchan et Carrefour, c'est un produit courant. La liste des distributeurs peut d'ailleurs s'allonger... L’Asie et l'Afrique du nord sont en effet les "pays usines" de l'industrie textile en raison des coûts salariaux extrêmement faibles. La catastrophe du Rana Plaza a été un électrochoc et l'industrie textile tire, dit-elle, les leçons.

"On ne peut pas dire qu’aujourd’hui le Bangladesh soit un paradis social. Ce qui est certain, c’est qu’en un an on a mis sur pied, avec le gouvernement du Bangladesh, des règles qui auparavant n’existaient pas, non seulement en matière de sécurité mais aussi en matière de droit social", commente Dominique Michel, administrateur délégué de Comeos, la fédération du commerce et des services en Belgique..

"Trop peu" pour les ONG

Mais pour les ONG, les déclarations de bonnes intentions du secteur textile n'ont pas été suivies d'effets.

"C’est trop peu parce que dire cela et en même temps refuser de payer des prix qui permettent de le faire, c’est tout simplement de l’hypocrisie. Il faut aujourd’hui que ceux qui s’approvisionnent au Bangladesh financent un salaire correct, financent une sécurité sociale comme n’importe quel client d’une entreprise chez nous le ferait aussi", exhorte Carole Crabbé de la plateforme AchAct.

L’ONG reconnait une seule avancée: 150 marques ont signé un accord sur la prévention incendie et la sécurité des bâtiments au Bangladesh. Un accord qui "sauvera des vies".

Aline Wavreille avec Ju. Vl.

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