Régions Brabant wallon

Ramassages scolaires : quelques lignes ne sont pas desservies pour cette rentrée en Brabant wallon

La profession n’attire pas beaucoup de candidats

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Le phénomène est connu à travers tout le pays. Le secteur du ramassage scolaire connaît actuellement une pénurie de chauffeurs. Ces services sont assurés par des opérateurs privés, en sous-traitance pour le TEC. Ces derniers peinent à recruter de nouveaux chauffeurs. "La situation s’est aggravée parce que, dans un cycle normal, nous avons besoin d’environ 1800 nouveaux chauffeurs chaque année. Mais avec la crise sanitaire, nous avons perdu des chauffeurs et le cycle de recrutement a été perturbé. Pour cette année, pour toute la Belgique, on a donc besoin de 2500 nouveaux chauffeurs", témoigne Patrick Westelinck, président de la FBAA, la Fédération belge des exploitants d’autobus et d’autocars. En Brabant wallon, cela se traduit pour cette rentrée par trois services de ramassage qui ne sont pas assurés sur les 80 que coordonne le TEC. Du jamais vu dans la province. "Les parents ont été informés et nous poursuivons les démarches pour recruter les chauffeurs", rassure Catherine Bes, la directrice adjointe du TEC Brabant wallon.

Une formation longue

En Brabant wallon, cela se traduit pour cette rentrée par trois services de ramassage qui ne sont pas assurés sur les 80 que coordonne le TEC. Du jamais vu dans la province. "Les parents ont été informés et nous poursuivons les démarches pour recruter les chauffeurs", rassure Catherine Bes, la directrice adjointe du TEC Brabant wallon. La situation est cela dit moins criante que dans la province de Hainaut ou celle de Liège par exemple. Des candidats chauffeurs, il y en a pourtant. Rien que pour notre province, ils sont près de 80 à s’être manifestés après la campagne menée conjointement en juillet dernier par le TEC et la FBAA. Mais cela ne veut pas dire pour autant que ces conducteurs sont déjà opérationnels. "Pour devenir chauffeur professionnel, il vous faut votre permis D, ce qui veut dire suivre une formation théorique et pratique, et avoir les capacités professionnelles", précise Patrick Westelinck. Le trajet de formation peut prendre entre six semaines et six mois.

Beaucoup de retraités

Il faut également la motivation pour devenir chauffeur scolaire. Difficile dans ce secteur d’espérer un CDI à temps plein. "Il s’agit d’un travail à temps partiel, à horaire coupé. Et ce sont des contrats à durée déterminée, vu que les chauffeurs ne travaillent pas pendant les vacances", confirme Katrien Saenen, recrutement manager au sein de la société Keolis, un des plus importants opérateurs du secteur, qui multiplie lui aussi les opérations "séduction" pour recruter de nouveaux chauffeurs. Les candidats recrutés peuvent avoir des profils très particuliers. "Nous avons beaucoup de retraités qui choisissent ainsi de garder un pied dans la vie active et s’assurent aussi une source de revenus complémentaires. Mais il y a aussi des jeunes, qui combinent ce job avec une activité d’indépendant, par exemple", poursuit-elle. Vu ces profils, le turnover des chauffeurs est assez important, d’où les régulières campagnes d’information et de recrutement pour dénicher de nouveaux candidats. Mais le patron de la FBAA pousse la réflexion un cran plus loin : "Ce métier n’est pas vraiment attirant au niveau de l’encadrement social, reconnaît Patrick Westelinck. Pour le futur, je crois qu’il faut rouvrir le débat avec les autorités et les partenaires sociaux pour y remédier".

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