Le 7 mai dernier, l’Organisation mondiale de la Santé a été informée d’un cas confirmé de "monkeypox" ou variole du singe chez une personne qui avait voyagé du Royaume-Uni au Nigeria, et était ensuite revenue en Angleterre.
Elle présentait des symptômes d’éruption cutanée et a été immédiatement isolée. Ensuite, ses contacts ont été recherchés afin de les identifier. Ils ont été suivis pendant 21 jours après la dernière exposition.
Deux autres cas ont été signalés dans le pays le 14 mai, et ensuite, 3 autres, ce qui porte à 7 le nombre de cas recensé par les autorités sanitaires britanniques. Cependant, ces nouveaux cas n’ont pas de liens connus avec le premier.
Après le Royaume-Uni, l’Espagne et le Portugal ont annoncé ce mercredi à leur tour avoir recensé au total une trentaine de cas suspects ou confirmés de variole du singe. Au Portugal, la Direction générale de la Santé a annoncé "plus de 20 cas suspects […] dans la région de Lisbonne (ouest), parmi lesquels cinq ont été confirmés". "Ces cas, pour la majorité des jeunes, tous de sexe masculin, présentaient des lésions ulcéreuses", a précisé l’autorité sanitaire. En Espagne, huit cas suspects ont été signalés et "doivent encore être confirmés" par des analyses, a indiqué le ministère espagnol de la Santé.
"Monkeypox" ?
La variole du singe ou "monkeypox" est une maladie rare en Europe et généralement importée. Elle est transmise par les animaux : c’est ce qu’on appelle une zoonose, qui provoque des infections humaines accidentelles.
Elle est causée par le virus Monkeypox qui appartient à la famille des orthopoxvirus (MPXV). Il peut être transmis par contact et par exposition à des gouttelettes. La maladie disparaît souvent spontanément et les symptômes s’en vont généralement au plus tard 21 jours après l’infection.
Il s’agit de symptômes légers ou graves, de lésions qui peuvent être très irritantes ou douloureuses. Les symptômes débutants sont souvent : fièvre, maux de tête, frissons, épuisement, asthénie, gonflement des ganglions lymphatiques, douleurs dorsales et douleurs musculaires.
Les cas moins graves peuvent passer inaperçus et représenter un risque de transmission entre les humains.
Il existe deux clades (groupes) de virus monkeypox : le clade ouest-africain et celui du bassin du Congo (qui a une létalité supérieure, 10% contre environ 1% d’après l’OMS).
Pourquoi la variole "du singe" ?
Le singe n’est pas pointé comme le responsable de l’épidémie. L’OMS estime que les rongeurs seraient le réservoir naturel le plus probable du monkeypox. Cependant, le nom vient du fait que ce virus a été découvert pour la première fois chez des singes de laboratoire.
Quels moyens préventifs ou curatifs ?
Il existe un vaccin pour la prévention de la variole du singe. Par ailleurs, le classique vaccin contre la variole offre une bonne protection. Il n’y a pas de traitement connu et spécifique pour la variole du singe.
Il n’y a aucune raison de s’inquiéter vu le nombre encore faible de cas. De plus, des cas de variole de singe avaient déjà été repérés au Royaume-Uni dans le passé sans qu'il ne se transmette à un nombre de personnes importants. Ce type d’alerte est néanmoins très utile pour favoriser l’échange d’informations entre pays et éviter toute propagation.