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Quel avenir pour le TEC à la demande et le TEC autonome : les expériences pilotes sont prolongées

Premiers bilans pour le TEC à la demande et la navette autonome à Louvain-La-Neuve
21 févr. 2022 à 10:27Temps de lecture2 min
Par Juliette Hariga et Sébastien Remacle
 

Il y a un, le TEC testait deux nouveaux outils de mobilité durable à Ottignies-Louvain-Neuve : la navette autonome (un petit bus sans pilote) et le TEC à la demande, un système qui permet de réserver son parcours dans la ville de Louvain-La-Neuve et dans ses parcs d’activités économiques. Les voyageurs peuvent réserver leur parcours via une application ''TEC à la demande" disponible sur l’Apple Store et le Google Play Store. Les utilisateurs peuvent suivre l’arrivée du véhicule en temps réel, et se faire déposer dans un rayon maximum de 500 mètres autour des adresses de départ et d’arrivée renseignées lors de la réservation. Le trajet coûte 2,10 euros par personne.

Le contexte sanitaire a compliqué l’évaluation

L’heure est désormais au premier bilan, en sachant que cette phase de test s’est déroulée en pleine crise sanitaire. Durant cette période, les travailleurs et les étudiants étaient peu présents à Louvain-La-Neuve. Ce qui réduit fortement le nombre de personnes susceptibles de tester les deux nouvelles solutions de mobilité.

Au total, quelque 2400 personnes ont testé ce service, ce qui représente une moyenne de 75 à 80 personnes par semaine.

Quelque 1800 personnes ont également testé la navette autonome, ce qui est en dessous des estimations qui prévoyaient 2400 voyageurs en scénario bas et 6000 en scénario moyen.

Une phase de test qui est un peu mal tombée mais qui a tout de même permis quelques enseignements, explique Stéphane Thiery, le porte-parole du TEC. Pour ce qui est du service TEC à la demande, la phase de test a mis en évidence des difficultés avec les systèmes de paiement mis en place. Pour la navette autonome, des améliorations techniques doivent aussi être envisagées.

Le TEC à la demande, le TEC de demain ?

L’idée est d’envisager un éventuel déploiement sur d’autres parties du territoire wallon à moyen terme. " C’est vraiment l’objet de l’étude", explique Stéphane Thiery. "C’est de voir si on peut transposer ce type de système et proposer une offre de mobilité plus adaptée aux zones rurales où il est parfois plus adapté d’avoir un bus de petite capacité qui va aller chercher avec un système de tournée qui va aller chercher les gens en répondant à leurs besoins de mobilités plutôt que de faire des lignes qui passent à des fréquences régulières avec un grand bus. Donc plus adapté, plus flexible, plus écologique aussi sans doute".

Pour tirer des réels enseignements, il a été décidé de prolonger d’un an la circulation du service TEC à la demande, grâce à un financement du ministre wallon de la mobilité.

Différentes actions sont en cours (tarifs, optimisation de l’algorithme de transport, analyse des zones et périodes à forte/faible demande…) afin de pouvoir proposer une évaluation aboutie.

L’évaluation complète du projet NAVAJO est maintenant disponible sur www.projetnavajo.be.

 

 


 

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