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Le 8/9

Quel avenir pour le Standard en championnat ? "Il doit commencer à regarder derrière lui" pour Eby Brouzakis

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Le 8-9: l'actu sport

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06 déc. 2021 à 11:293 min
Par François Saint-Amand

Une "fête gâchée" déplore Eby Brouzakis, déçu de la tournure du match entre le Standard et Charleroi. Le journaliste revient sur le métier difficile d’entraîneur et sur les chiffres cruels de la situation sportive des Rouches.

Certains supporters du Standard de Liège ne méritent sûrement pas la venue de Saint-Nicolas ce 6 décembre… et les joueurs ?

Le Sporting de Charleroi a sèchement battu le Standard de Liège sur le score de 0-3 dans son chaudron de Sclessin. La rencontre a été arrêtée quelques minutes avant la fin du match, suite à des jets de fumigènes et l’envahissement du terrain par plusieurs dizaines de 'supporters' des Rouches. Cette situation a donc entraîné l’intervention de la police sur la pelouse, pour clôturer cette triste fin du derby wallon.

Le duel fratricide entre les deux clubs wallons aurait pu rester une agréable fête du football, avec notamment ce duel à distance entre les deux frères Still, Edward le coach des Zèbres, et Will, le T2 des Liégeois. Elle a finalement été "gâchée", sans remettre en cause la victoire méritée des Carolos. Eby Brouzakis, à l’instar du consultant arbitrage Stéphane Breda, fustige ces comportements.

Une 13e place inconfortable

Eby Brouzakis déplore à la fois le triste spectacle offert en tribune, mais aussi la réalité sportive qui se cache derrière la défaite d’un club historique. Le Standard de Liège, à mi-championnat, occupe la 13e place. Il ne compte plus que 4 points d’avance sur le Cercle de Bruges, premier barragiste. Les Rouches doivent désormais "commencer à regarder derrière" eux que devant eux au classement. Et le week-end prochain, le Standard se déplace à l’Antwerp tandis que le Cercle de Bruges joue à Saint-Trond.

On peut aussi voir le verre à moitié plein : le club entraîné par Luka Elsner ne pointe qu’à 2 longueurs du top 8, pour prétendre à une place pour l’Europa League. "Le top 4 (NDLR : ils en sont à 9 points d’écart), les Liégeois peuvent clairement l’oublier, c’est une évidence" présage même Eby.

Une équipe en crise

L’entraîneur est-il le problème ? "Non, mais il fait partie du problème. Pourquoi ? Quand deux coachs, Mbaye Leye et Elsner, se succèdent et n’arrivent pas à trouver la solution, c’est que la cause se situe sans doute ailleurs" analyse encore Eby.

C’est surtout l’imbroglio total au Standard : noyau déséquilibré, cadres comme Noë Dussenne et Maxime Lestienne mis au placard et puis réintroduits par la suite, bref, "on ne comprend plus rien à ce qu’il se passe". Et ce n’est pas la fébrile victoire en Coupe acquise 2-0 aux prolongations face au Beerschot, pourtant dernier du championnat, qui va rassurer le club.

18 buts marqués sur 17 matchs de Pro League cette saison, alors que l’Union Saint-Gilloise, première au classement, en a planté 43. Pire, la différence de buts pour le Standard est de -11, l'équipe ayant donc encaissé 29 goals. En résumé, "l’équipe est en crise".

La versatilité du job d’entraîneur

Et la comparaison entre l’Union et le Standard, malgré le gouffre de points entre les deux, n’est pas si anodine. Luka Elsner était l’homme providentiel du côté du Parc Duden il y a deux ans, amenant l’équipe à jouer les play-offs 2 depuis la D1B. Aujourd’hui, il se retrouve en mauvaise posture après avoir remplacé Mbaye Leye, qui avait pourtant aligné plusieurs victoires avant de sombrer.

Le métier d’entraîneur, c’est un peu les montagnes russes : demandez à Vincent Kompany. Le coach d’Anderlecht ne semblait plus incontesté depuis le nul à Courtrai. Mais il vient d’enchaîner trois victoires dont deux après avoir été mené à la marque. Il est donc tranquille pour quelques semaines, et plus encore s’il poursuit sur sa lancée.

Autre témoin de cette versatilité, Felice Mazzù : l’entraîneur des Unionistes, "qui adorerait coacher un jour le Standard" précise Eby, a failli changer de métier après son limogeage de Genk. Il est descendu en D1B pour coacher l’Union Saint-Gilloise et peut encore rêver du titre.

Bref, il faut s’accrocher pour être entraîneur. Mais pour le Standard, le mal semble plus profond, et ça les supporters ne s’y trompent pas.

Virginie Lefour / Belga

Pour plus d’analyses et de résumés sur le sport, suivez Le regard Sport d’Eby Brouzakis, tous les lundis dans Le 8/9 sur VivaCité et sur La Une.

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