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Belgique

Que penser de ce nouvel ajustement budgétaire?

Que penser de ce nouvel ajustement budgétaire?
12 mars 2012 à 08:57 - mise à jour 12 mars 2012 à 11:542 min
Par Céline Biourge
Si le "côté douloureux"  des mesures " devra certainement être porté par les fumeurs et les ‘boursicoteurs’, il faudra aussi analyser les effets indirects des décisions", analyse Pierre Vercauteren. Si aucun impôts nouveaux ou de TVA augmentée n’est prévu, " qu'en est-il des effets des dépenses reportées ? ", se demande-t-il.  

Un conclave budgétaire équilibré

"Les résultats du conclave sont caractéristiques de la manière de travailler du gouvernement papillon : la recherche d'équilibre entre les tendances politiques, la volonté de répondre aux exigences externes comme celles de l'Union Européenne et garder des ouvertures ou des moyens de réponses pour les aléas à venir", explique le politologue.

"Les libéraux souhaitaient que l'on travaille davantage sur les dépenses de l'Etat alors que les socialistes voulaient viser davantage les produits financiers. Il n'en reste pas moins que, depuis décembre 2011, ce gouvernement entend éviter de toucher les revenus du travail pour porter davantage de charges sur les revenus du capital", ajoute-t-il.  

Reste à savoir si cela sera suffisant pour relancer l’économie "alors que la conjoncture économique reste difficile".

Pour ou contre la technique de la "rappe à fromage"

"La technique de la ‘rappe à fromage’ permet davantage de trouver un compromis entre les différentes tendances du gouvernement. En outre, le contexte nécessite de naviguer entre deux écueils majeurs, réduire le déficit de l'Etat, mais cela rend plus difficile la relance économique qui nécessite des investissements, et assurer la relance économique mais au risque d'approfondir le déficit budgétaire", répond le politologue.

Les compétences usurpées

Concernant les compétences usurpées, "on n'échappera pas au débat", déclare-t-il.  "C'est une situation qui tôt ou tard devait être tranchée, et cela dans le sens de dépenses à supporter par les entités fédérées. Il devenait de plus en plus intenable pour le fédéral de supporter des dépenses qui normalement ressortent des compétences régionales ou communautaires".

La Belgique est-elle désormais à l'abri de remontrances de la Commission Européenne ?

"De toute manière la Belgique restera sous surveillance de la Commission européenne. Mais je pense qu'il faut également surveiller les réactions des marchés boursiers pour voir si la Belgique, après de telles décisions, peut emprunter à des conditions plus favorables".

C. Biourge

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