Régions Brabant wallon

Quartier du champ Sainte-Anne à Wavre : bientôt 50 nouvelles constructions, sous l’œil attentif des riverains

Alors que la première phase du projet se termine, la société Matexi introduit une demande de permis pour construire 50 nouvelles maisons.

© Louis Matagne

La construction du quartier du Champ Sainte-Anne, à Wavre, entre dans une nouvelle étape avec l’introduction d’une demande de permis pour la construction de 50 maisons et l’aménagement d’une voirie entre le quartier et le nord de la ville. Pour rappel, ce projet immobilier d’envergure (670 nouveaux logements d’ici une dizaine d’années) avait commencé en 2018, après deux décennies de retards et de pourparlers avec les riverains. "Nous terminons la première phase, qui comporte environ 120 maisons et 90 appartements, ainsi que les voiries et parcs qui vont avec", explique Renaud Naiken, en charge du développement économique de Matexi sur le Brabant wallon. "La deuxième phase consiste à construire environ 80 maisons et 40 appartements, ainsi qu’une crèche, un pôle de mobilité douce et des aménagements paysagers. On peut dire que le projet suit normalement son cours, en suivant strictement le plan d’aménagement communal."

 

 

Riverains : l’inquiétude chez certains, la sérénité chez d’autres.

On se souvient cependant qu’un groupe de riverains, vivant Avenue Lepage et Chaussée de Bruxelles, étaient montés au créneau pour s’opposer au projet. Le Conseil d’Etat était intervenu, poussant Matexi à rencontrer la population et à revoir ses ambitions à la baisse. Un accord encadrant le projet avait finalement été signé.

"Le collectif a disparu après la signature de la convention, car nous étions globalement apaisés ", explique Vincent Redaelli, habitant du quartier et ancienne figure de proue du mouvement. Ces apaisements portaient notamment sur la mobilité, et la garantie que l’Avenue Lepage ne deviendrait pas l’axe d’accès principal au nouveau quartier. Aujourd’hui, alors que les premières habitations sont sorties de terre, on sent cependant une pointe d’amertume chez les anciens combattants. "Matexi s’est occupé des calculs concernant les passages de véhicules, et je pense que nous n’avons pas réalisé l’ampleur que le trafic allait prendre, même avec la convention. Aujourd’hui, la première phase est réalisée, et on l’impression d’un flot de véhicules, l’impression que des centaines de voitures entrent dans le quartier pour oui pour un non… "

Un sentiment que ne partagent pas tous les riverains de la rue, et notamment ceux arrivés plus tardivement. "Nous sommes là depuis 2018 et nous savions que le projet était en route", témoigne ainsi une habitante de l’avenue Lepage. "Oui, il y a du bruit et de la poussière, mais je ne trouve pas que la mobilité dans la rue soit problématique, il n’y a pas de bouchons par exemple. "

Vue sur le nouveau quartier depuis l’Avenue Lepage
Vue sur le nouveau quartier depuis l’Avenue Lepage Louis Matagne

Début de l’enquête publique le 26 septembre

Alors qu’une enquête publique pour la seconde phase de construction débute, les anciens du collectif ne parlent pas de se reformer. "La seule raison de reformer le collectif serait que Matexi ne respecte pas la convention", explique ainsi Vincent Redaelli. Sur le front, le collectif a par ailleurs été remplacé, en quelque sorte, par un comité de suivi de chantier, constitué d’une poignée de riverains qui se réunissent régulièrement avec Matexi pour suivre les travaux. "Les contacts sont très bons", avance Robert Ravet, membre du comité de suivi. "Cela dit, nous devons surveiller en permanence, car tout n’est pas toujours fait comme cela est prévu dans la convention. Par exemple, nous nous posons toujours des questions sur des constructions qui ne semblent pas avoir été réalisées dans la première phase, et qui devaient permettre d’éviter une liaison automobile entre la N4 et l’avenue Lepage. Nous sommes en discussion pour l’instant à ce sujet." Sur ce point, le promoteur se veut rassurant : la première phase se termine conformément à ce qui avait été convenu il y a quelques années.

Le comité sera par ailleurs attentif à l’évolution de la seconde phase : selon ses membres, il a été convenu qu’aucune nouvelle habitation ne serait érigée tant que la voirie qui relie le quartier au zoning nord n’était pas aménagée.

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