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Santé & Bien-être

Qu'est-ce que la cybercondrie, qui touche plus d'un Européen sur deux ?

Qu'est-ce que la cybercondrie, qui touche plus d'un Européen sur deux ?
29 avr. 2022 à 08:301 min
Par RTBF avec AFP

Face à des symptômes légers, les Européens sont de plus en plus enclins à chercher leur diagnostic directement sur Google, avant même d'aller consulter un médecin. Selon une étude d'Eurostat, plus d'un Européen sur deux se tourne vers cette solution. 

Consulter son médecin est-il devenu dépassé ? Face à l'apparition de légers symptômes tels que des éruptions cutanées, des blessures ou des maux de tête, les Européens se tournent de plus en plus vers un moteur de recherche pour trouver les origines de leur trouble. Selon une enquête menée par Eurostat, 55% des Européens reconnaissent avoir recours à internet. En Finlande, ce taux atteint même les 80%. Suivent les Pays-Bas avec 77% et le Danemark avec 75%. Les Belges se situent plus bas que la moyenne européenne puisqu'ils sont 50% à rechercher leurs symptômes en ligne.

"Au cours de la dernière décennie, la part des personnes recherchant des informations sur la santé en ligne a augmenté dans presque tous les États membres de l'UE, avec une augmentation de 17 points dans l'UE par rapport à 2011 (38%)", souligne le rapport. 

Mais chercher ses symptômes sur internet ne rassure pas les "malades". Au contraire, cela créerait du stress et de l'angoisse face aux résultats alarmistes présents sur le web. La notion de cybercondrie est tout droit tiré du terme "hypocondrie", utilisé pour les personnes ayant une peur "déraisonnable" d'être atteintes de maladies graves. 

Pourtant, selon une étude menée par Université d'Harvard en 2021, chercher ses symptômes sur internet ne serait pas si anxiogène qu'on le croit.

"Internet n'est peut-être pas si nocif après tout", avancent les chercheurs.

Après avoir interrogé et suivis près de 5 patients, ils ont remarqué que les diagnostics proposés par les moteurs de recherche ont apporté de "modestes améliorations" quant à l'état de santé du malade. De plus, cela n'a pas créé d'anxiété chez les participants. 

Face à l'apparition de symptômes, il est plus sûr de consulter un médecin, que ce soit en présentiel ou a minima par téléconsultation.

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